L'avenir de l'agriculture en France
Les deux éditoriaux du "Monde" que je reproduis, l'un de début février 2024, l'autre de ce week-end du 6-7 septembre 2026, illustrent à leur façon la progression, trop lente sans doute mais réelle, de la prise de conscience des impasses d'un modèle agricole périmé.
Alors qu'une partie du monde agricole persiste dans la dénonciation virulente des "éscrolos" (les responsables de la Coordination Rurale pour ne pas les nommer), que la ministre de l'agriculture persiste également à servir de chambre d'écho à la FNSEA qui prétend elle aussi sauver le modèle agro-industriel, il n'est pas indifférent de constater le changement de discours du quotidien de référence du centre-gauche en France à deux ans et demi d'intervalle.
La transition ou plutôt la bifurcation agro-écologique, entamée par de nombreux agriculteurs sans l'aide de leurs représentants ni de l'Etat, ni, souvent, des collectivités locales est devenue un objectif incontournable.
Je note que depuis longtemps cependant, de nombreuses voix, non écoutées par les décideurs par peur des lobbies agro-industriel ou ruraliste fascisant, plaidaient en faveur de ce changement.
À preuve par exemple cette tribune, dans le même numéro du "Monde" des 4-5 février 2024, que je reproduis ci-après.
Il aura fallu la puissance destructrice d'un été caniculaire qui s'annonce comme récurrent pour que la force de l'évidence commence à lézarder le mur du déni.
Il reste au camp de la bifurcation agro-écologique à se fédérer et s'unir pour marginaliser le camp conservateur, qu'il faudrait plutôt appeler le camp destructeur tant il ne vise qu'à conserver les privilèges d'une petite élite au détriment de la grande majorité des agriculteurs, de notre environnement et de notre santé .
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