Défaitisme, décomposition, résistance

Publié le par Henri LOURDOU

Défaitisme, décomposition, résistance
Défaitisme, décomposition et résistance


 

En cette rentrée où les tentatives de mobilisation sur tous les sujets se multiplient, un même état d'esprit se manifeste : celui du défaitisme, qui suit les signes déjà manifestes de la décomposition de la gauche politique, syndicale et associative.

J'avais été frappé lors du 1er Mai par l'absence, pour la première fois depuis des années, de banderole et d'organisation intersyndicales de la manifestation tarbaise, avec un défilé composé de fait de plusieurs cortèges successifs et l'absence de toute prise de parole commune.

Cette situation un peu ahurissante était déjà un symptôme de cette décomposition, accélérée par la division politique qui préside à la préparation de l'élection présidentielle.

Après l'été caniculaire que nous venons de connaître, un léger espoir résidait dans l'appel lancé par "600 organisations" pour une marche nationale partout en France.

Ci-après copie de l'état des signatures pour l'appel du 26 septembre au 10 septembre :

 

32 705signataires

 

Appel à mobilisation nationale · Samedi 26 septembre 2026

Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.

Lettre ouverte au président de la République. Nous exigeons un plan d'urgence, d'adaptation et d'atténuation — sans attendre un été de plus.

✍️ Je signe l'appel Lire l'appel ❤️ Faire un don

32 705 signataires à ce jour

65 % de l'objectif des 50 000

https://26septembre.org/

 

Cette absence de mobilisation face à une urgence pourtant largement ressentie pose problème.

 

Tout se passe comme si l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite aux prochaines élections en France était déjà perçue comme une fatalité.

 

La question qui nous est donc posée est celle de l'attitude à avoir face à cela.

 

Faut-il rester chez soi en déplorant cette trop faible mobilisation ? Sûrement pas.

Faut-il continuer à manifester comme si de rien n'était ? Pas davantage.

Donc, continuer à manifester sans déploration et sans illusion sur la portée immédiate de notre action, en se dotant d'un état d'esprit de résistance à l'air du temps, et en nous apprêtant à poser des actes concrets de solidarité avec les futures victimes des régressions en cours, sans poser aux héros, ni aux donneurs de leçon. Et nous en remettre, comme le prônait Edgar Morin, à l'inattendu.

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