Provoquer, diviser, vouloir tout contrôler : une curieuse méthode pour rassembler

Publié le par Henri LOURDOU

Provoquer, diviser, vouloir tout contrôler :
Une curieuse méthode pour rassembler.


 

Ce qu'il faut bien finir par appeler "l'affaire Barbara Blutch" illustre de façon particulièrement crue la façon de faire de Jean-Luc Mélenchon et sa suite.

Point de départ : la campagne sans discernement menée par le leader local LFI de Grenoble contre la DJ Barbara Blutch, figure du mouvement LGBT et contre les discriminations, qui se trouve, étant d'origine juive, particulièrement sensible (peut-on le comprendre ?) à la question de l'antisémitisme, et a donné puis retiré (retrait non pris en compte dans la campagne) sa signature de soutien au controversé projet de loi Yadan, lui-même retiré et remplacé par un projet de loi transpartisan négocié par la ministre Aurore Bergé.

Les incidents violents lors de son set, suscités par un groupe d'une centaine de personnes, et qui ont amené à son interruption ne sont pas condamnés par le coordinateur national LFI Manuel Bompard au motif qu'ils auraient été très pacifiques et relèveraient de la liberté d'expression. Ceci à rebours de toutes les autres forces de gauche...

Tout au contraire, celles-ci sont sommées de se solidariser avec LFI odieusement attaqué par tous les ennemis de la Palestine et de la liberté d'expression.

C'est le moment que choisit Jean-Luc Mélenchon pour proposer aux Ecologistes une "alliance" en bonne et due forme, comportant un programme commun (celui de la Nupes, pas celui du NFP qui n'était pas à l'initiative de JLM comme le premier), un ralliement bien sûr à sa candidature et un accord électoral pour les législatives, sans doute particulièrement alléchant pour certaines ambitions personnelles. Ce pacte est un pack : à prendre ou à laisser. Il laisse entendre qu'une offre ultérieure serait certainement moins "attractive".

Pour y arriver, JLM compte sur la division accentuée du parti des Ecologistes qu'il compte bien voir se manifester de façon spectaculaire lors de ses Journées d'Eté fin août. En tout état de cause, le pari est de casser le parti en deux, voire en trois : les partisans du ralliement, les partisans de l'autonomie et ceux de l'alliance avec le "pôle socialiste".

Au final, au nom du rassemblement autour de sa personne, JLM poursuit la destruction de tout ce qui pourrait échapper à son contrôle à gauche. En-dehors du ralliement total et inconditionnel, point de salut.

Comment des esprits libres pourraient -ils y consentir ?


 

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