Pour une écologie offensive
Comme beaucoup de commentateurs, "Le Monde" du 17-6 pronostique un "risque d'effacement " pour Les Écologistes dans le cadre de la présidentielle de 2027.
Le risque est certain en effet si nous nous bornons (je suis adhérent de ce parti) au rôle de "trait d'union" entre les "2 gauches irréconciliables".
Non que ce rôle soit négligeable et doive être abandonné, mais il doit être subordonné à ce qui fait la raison d'être de notre parti : la centralité de la question écologique.
Pour cela, il nous faut d'abord serrer les rangs autour de notre candidate, Marine Tondelier. C'est pourquoi j'ai quitté le courant dit "social-démocrate" de notre parti, qui laisse planer le doute sur un éventuel ralliement à une candidature Glucksmann.
Il nous faut également rappeler la centralité de la question écologique dans tous les enjeux politiques d'aujourd'hui.
De ce point de vue, je me retrouve dans les propositions d'un Thomas Piketty dont le projet de justice mondiale passe par une réelle bifurcation de l'économie et de la société dans un sens écologique. Il faut comprendre, et faire comprendre, que la réduction drastique des inégalités de revenu et de fortune , ainsi que des discriminations de toute sorte, est le chemin obligé d'un modèle de prospérité compatible avec le maintien de conditions de vie soutenables.
Une écologie offensive doit donc être à la pointe du combat contre les inégalités et les discriminations. Lier étroitement enjeux écologiques et enjeux sociaux et sociétaux est la clé d'un renouveau de la gauche dans son ensemble. Aujourd'hui, seul-es Les Écologistes, et leurs candidat-es, sont en mesure de porter ce discours.
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