Affaire Lyhanna, pointer les responsablités où elles sont

Publié le par Henri LOURDOU

Affaire Lyhanna, pointer les responsablités où elles sont
Affaire LYHANNA
POINTER LES RESPONSABILITÉS OÙ ELLES SONT.

Un infanticide (un de plus, alors que les statistiques officielles ne sont pas encore en mesure d'en établir précisément le nombre...) émeut l'opinion.

Ce que l'on sait, c'est que la grande majorité des infanticides, comme des violences subies par les enfants, le sont au sein de la famille.

Ici, l'émoi est suscité par le fait qu'il semble être le fait d'un pédophile récidiviste, dont le suivi judiciaire a été défaillant.

Il n'en faut pas plus pour que se déchaîne la démagogie habituelle réclamant le rétablissement de la peine de mort, et pointant les juges comme les responsables.

Or, dans le même temps, certains rappellent les alertes portées sur les manques de moyens de l'administration judiciaire, spécialement dans le département concerné.

Le ministre de la Justice, tout comme le Président de la République, se hâtent de botter en touche ou pire (le Président) de désigner les magistrats concernés comme coupables en refusant d'aborder la question des moyens dont ils disposent pour exercer leur travail.

Le problème est cependant bien posé par la sénatrice PS ancienne ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence ROSSIGNOL dans une interview à la Tribune Du Dimanche du 7-6-26 (voir reproduction ci-dessus, dont j'ai retiré le titre, à mon sens inopportun, "Il faut gérer cette affaire comme on gèrerait un accident nucléaire", qui présuppose qu'on saurait comment gérer un accident nucléaire, ce qui est moins que jamais le cas !).

À cette réserve près, je souscris totalement à ses propos, ce qui montre au passage qu'il y a bien de larges convergences entre toutes les forces de gauche dans ce pays, n'en déplaise aux thuriféraires de la "guerre des deux gauches".

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