Exilé-es contre la banalisation de la barbarie pour une initiative publique le 20 juin

Publié le par Henri LOURDOU

Exilé-es contre la banalisation de la barbarie pour une initiative publique le 20 juin
Exilé-es contre la banalisation de la barbarie pour une initiative publique le 20 juin
Exilé-es contre la banalisation de la barbarie pour une initiative publique le 20 juin
Contre la banalisation de la barbarie
Pour une initiative publique le 20 juin.


 

Dans le même temps, deux hommes politique en vue interviennent sur la question migratoire, et leur façon de le faire fausse déjà le débat.

Ainsi l'on peut être d'accord théoriquement avec la proposition de Raphaël Glucksmann, telle que rapportée par le Monde : « Au lieu de fuir le débat migratoire, nous l’assumerons et nous organiserons une convention citoyenne », avec des « citoyens tirés au sort, représentatifs », qui seront « confrontés aux données démographiques, économiques ou sécuritaires », propose M. Glucksmann. « Tout sera public, débouchera sur des propositions votées au Parlement », poursuit-il, invitant à « structur[er] » le débat sur l’immigration « sans tabou ». https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/05/24/presidentielle-2027-raphael-glucksmann-devoile-ses-propositions-sur-l-immigration-l-ecole-et-le-service-civique_6693228_823448.html

Mais l'annonce simultanée de la proposition de l'actuel Garde des Sceaux Gérald Darmanin crée un contexte rendant cette proposition inaudible, sinon ambigüe. En affirmant, sans l'ombre d'un argument, que la capacité d'intégration de notre pays serait atteinte, et qu'il faut donc "geler" toute immigration nouvelle en suspendant tout nouveau titre de séjour, celui-ci pratique la fuite en avant dans les bras de l'extrême-droite d'une majorité en perdition.

Il faut donc redonner de la voix à la réalité de la migration en cours et à son caractère non seulement supportable, mais nécessaire. Et, partant, à l'impérieuse nécessité, plus pressante que jamais, d'inverser le cours d'une politique de non-accueil radicalisée depuis deux ans.

Affirmer cela publiquement est aujourd'hui vital. Dans l'attente d'une initiative nationale à l'occasion de la journée mondiale des réfugié·es du 20 juin, je propose que nous mettions à l'ordre du jour du prochain comité de pilotage RESF 65 du 1er juin l'organisation d'une manifestation locale la plus visible et la plus large possible en faveur d'une politique d'accueil et d'hospitalité, sous le mot d'ordre : Liberté, égalité, fraternité. Ici, on accueille et on intègre les exilé·es.


 

Alors que les médias main stream de gauche se décident enfin à mettre en avant les réalités barbares du non-accueil, il serait paradoxal que la sphère militante reste les bras croisés.

Post Scriptum :

Le comité de pilotage RESF 65 du 1er juin a jugé qu'en l'absence de mot d'ordre national, et compte tenu du court délai et de nos forces militantes, il était préférable de s'appuyer sur l'ouverture éventuelle que constitue notre prise de contact avec la nouvelle municipalité de Tarbes le 4 juin en lui proposant une initiative conjointe pour célébrer la journée mondiale des réfugiés en affichant sur les grilles de la mairie l'exposition "Regard sur les migrations forcés" et en faisant une conférence de presse commune. Confirmation après cette rencontre du 4 juin...

https://www.resf65.fr/category/expo/page/3/

 

Publié dans Immigration, Europe, politique

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