Intérioriser les défaites ou approfondir la critique sociale ?

Publié le par Henri LOURDOU

Intérioriser les défaites ou approfondir la critique sociale ?
Intérioriser les défaites ou approfondir la critique sociale ?
Intérioriser les défaites ou approfondir la critique sociale ?
De la CFDT d'Edmond MAIRE à celle de Marylise LÉON.


 

Certaines évolutions sont insensibles jusqu'au moment où elles deviennent insupportables.

Je suis devenu sympathisant de la CFDT à moins de 18 ans, en février 1972, lorsqu'Edmond MAIRE a eu un mot de solidarité devant l'assassinat du jeune ouvrier maoïste Pierre OVERNEY par un vigile armé des usines Renault à Boulogne-Billancourt. À l'époque, la CGT fustigeait les "gauchistes irresponsables" et n'a pas eu un seul mot de compassion devant cette mort.

J'ai décidé d'adhérer à la CFDT en décembre 1981 lors d'un rassemblement spontané devant la préfecture de Toulouse à l'annonce du coup d'État du général Jaruzelski en Pologne et de l'interdiction du syndicat indépendant Solidarnosz. Là aussi, seule la CFDT s'était mobilisée.

Entretemps, il y avait eu le Larzac et Lip où la CFDT s'était fortement impliquée à tous les niveaux (voir un exemple ci-dessus). Dans l'Education nationale où je suis alors entré, le Sgen-CFDT était le syndicat des pédagos et des contestataires de l'enseignement normatif et autoritaire qui malmenait les enfants des classes populaires et justifiait la sélection sociale et la reproduction des hiérarchies en place sous couvert de méritocratie.

Depuis cette époque révolue des années 70-80, le reflux apparent du mouvement d'émancipation né dans les années 60 (il continuait cependant souterrainement son travail de taupe, comme on l'a vu dans les années suivantes), la montée des luttes défensives pour l'emploi face aux délocalisations, les renoncements successifs de la gauche au pouvoir (1981-86, 1988-93, 1997-2002, 2012-2017) ont accompagné le "recentrage" de la CFDT (1978), la rupture consentie du pacte d'unité d'action avec la CGT (1966-1980), l'abandon du mot d'ordre d'autogestion dans les années 80, la dérive gestionnaire antisociale de Nicole Notat comme présidente de l'Unedic (1992-1995) et l'abandon du mouvement de décembre 1995 contre la réforme de la Sécu et celle des régimes spéciaux de retraite. Face à celle de 2003, la négociation en solitaire par la CFDT d'un compromis qui n'avait rien de honteux sur le fond, a cassé l'idée du "syndicalisme rassemblé" d'un Bernard Thibault ainsi fragilisé à la tête de la CGT par cette échappée de son principal partenaire. Ce dernier point est raconté par Bernard Thibault dans son livre de mémoires de façon très vivante et convaincante : il y a eu là plus qu'une faute politique, une faute humaine qui a laissé de profondes cicatrices personnelles.

D'autres négociations interprofessionnelles ont fini de creuser le fossé entre "syndicalisme réformiste" et "syndicalisme protestataire", malgré l'unité d'action de 2023 contre une nouvelle réforme des retraites passée en force.

Si, dans toute cette période la CFDT a fini par gagner le rang de 1er syndicat représentatif devant la CGT, cette "victoire" est un peu celle du borgne devenu roi au pays des aveugles, car jamais depuis 1945 le syndicalisme n'aura été aussi faible et impuissant dans le pays qu'aujourd'hui.

De plus, ayant quasi-abandonné le terrain "sociétal" depuis des lustres au profit de la revendication purement professionnelle, la CFDT y a tenté un retour, en 2020, en lançant le Pacte du Pouvoir de Vivre avec diverses associations nationales du social, des droits humains et de l'environnement. Mais ce Pacte national peine à vivre et à émerger au niveau local. L'investissement de la CFDT sur les terrains du féminisme et de la lutte contre les discriminations (personnes exilées ou "racisées" et LGBTQIA+) devient de moins en moins visible. Dans les actions de visibilisation de ces combats, en progrès depuis quelques années, quasi-seul-es des retraité-es CFDT, dont je fais partie depuis 2016, sont réellement investi-es.

Aussi je me pose de plus en plus souvent la question de mon appartenance à cette organisation, où j'ai occupé des responsabilités locales et régionales.

Ce qui m'y retient au final, outre le souvenir d'un passé plus glorieux, c'est l'idée de la nécessité d'un syndicalisme rassemblé pour défendre les intérêts du monde du travail.

Encore faudrait-il que les militant-es CFDT actuel-les s'emparent de la nécessité d'une critique sociale approfondie face aux nouveaux enjeux.

Or, le discours confédéral sur l'écologie ou le numérique, comme sur l'école, l'immigration ou le féminisme est d'une tiédeur qui confine à l'insignifiance. Et, plus grave à mes yeux, ce discours rencontre l'assentiment de militant-es qui ont abandonné la curiosité intellectuelle et l'ardeur contestataire de leurs aîné-es. Bien qu'ayant conscience d'entrer dans le rôle du "vieux con" en écrivant cela, je ne peux m'empêcher d'évoquer les Charles Piaget, Jeannette Laot, Fredo Krumnov et d'autres militants moins connus, tel Alain Desjardin, dont les itinéraires militants continuent de m'inspirer et devraient en inspirer d'autres.

Bousculer l'affadissement en cours de l'histoire de la CFDT me semble impératif pour les générations futures.

Post Scriptum : Une heureuse réaction en cours ?

La lecture des résolutions amendées proposées au prochain congrès confédéral montre une réelle prise en compte des nouveaux combats féministes, antiracistes et écologiques, comme on pourra le constater ci-après sur le seul exemple de l'immigration et des discriminations . La question du renouvellement militant qui doit accompagner ces prises de position est donc posée : l'avenir nous dira si la CFDT peut retrouver ses racines contestataires des années 60-80.

1.1.2.5. DÉFENDRE L’ÉGALITÉ DES DROITS

DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES IMMIGRÉS

1.1.2.5.1. Notre organisation se bat contre toutes les discriminations

et contre toute forme de préférence nationale. Le travail

doit être un levier d’intégration et d’émancipation. Les travailleurs

immigrés sont sur-représentés dans les emplois précaires,

les temps partiels subis et les métiers pénibles. Cette sur-représentation

reflète des inégalités structurelles sur le marché du

travail. Leurs parcours professionnels sont également moins

linéaires, avec des freins persistants à l’évolution de carrière,

quel que soit le niveau de diplôme, souvent liés à des discriminations

directes ou systémiques. Nous avons la responsabilité

de défendre l’égalité d’accès à un emploi de qualité pour tous

et de lutter contre toute discrimination à leur égard et de préserver

leur sécurité au travail, notamment face à la barrière de

la langue. Nous devons également revendiquer l’accès à des

cours de langue pour faciliter leur intégration professionnelle.

Nous nous battrons pour donner de la visibilité et de la fierté à

tous les travailleurs, y compris de nationalité étrangère.

1.1.2.5.2. La reconnaissance et la valorisation des diplômes

étrangers sont essentielles pour garantir l’égalité des droits,

faciliter l’intégration professionnelle et prévenir les discriminations.

Nous revendiquons la mise en place d’un parcours accompagné,

transparent et équitable, pour sécuriser la reconnaissance

des qualifications étrangères. Nous accompagnerons les équipes

syndicales dans l’appropriation des outils et soutiendrons les

travailleurs dans leurs démarches.

1.1.2.5.3. Le maintien du contrat de travail doit être garanti pendant

les délais administratifs de renouvellement des titres de

séjour. (...)

1.2. RENDRE LE TRAVAIL INCLUSIF ET PROTECTEUR

1.2.1. EN FINIR AVEC TOUTES

LES DISCRIMINATIONS AU TRAVAIL

1.2.1.1. Le travail doit pouvoir représenter pour chacun et chacune

un lieu sécurisé et sécurisant : aucun travailleur ni aucune

travailleuse ne doit être stigmatisé du fait de son orientation

sexuelle, de son sexe, de son identité de genre, de son état de

santé, de son handicap, de son âge ou de son origine, réelle ou

supposée, ou tout autre critère de discrimination défini par la

loi. Nous revendiquons que ce principe soit respecté à toutes

les étapes de la vie au travail, en créant les conditions de maintien

dans l’emploi, du recrutement à la fin de carrière.

1.2.1.2. Les travailleurs peuvent subir simultanément plusieurs

formes de discriminations, ce qui nécessite de développer une

approche globale, sans pour autant assigner qui que ce soit à

la somme de ses particularités. Afin de favoriser la construction

de véritables politiques d’inclusion et une nouvelle dynamique

nécessaire à la lutte contre toutes les discriminations, nous

accompagnerons les militantes et les militants dans la compréhension

des enjeux liés à l’intersectionnalité, comme outil

d’analyse utile pour construire l’action syndicale. afin de

promouvoir des politiques d’inclusion effectives, par la négociation

d’accords collectifs. L’intersectionnalité désigne la situation

de personnes subissant simultanément plusieurs formes de

discrimination qui s’entrecroisent, se recoupent et s’intensifient

mutuellement.

1.2.1.3. La CFDT doit être plus visible dans son combat contre

les discriminations en amplifiant ses actions et sa communication

à destination du grand public, en particulier concernant le

racisme au travail, le sexisme et les LGBTphobies. En ce sens,

elle poursuivra notamment sa collaboration intersyndicale et

développera l’action du groupe de coordination LGBTQIA+ à

tous les niveaux de l’organisation et dans tous les territoires.

1.2.1.4. Le principe de prévention/réparation doit être mis en

oeuvre en priorité. Nous demandons une sensibilisation et une

formation préventive obligatoire sur toutes les discriminations

au travail de l’ensemble des travailleurs, de l’encadrement

et des dirigeantes et dirigeants des entreprises ou administrations.

Cette action doit permettre de déconstruire les biais

de représentation, les stéréotypes et les préjugés mais aussi

de savoir accompagner les victimes. Les entreprises et les

administrations doivent mettre en place des plans d’action de

prévention des discriminations, élaborés avec les représentantes

et représentants des salarié·es et assortis d’indicateurs de suivi.

1.2.1.5. Avoir des données genrées est nécessaire pour se rendre

compte des inégalités professionnelles, construire un diagnostic

partagé et proposer des réponses adaptées pour les éradiquer.

Nous exigeons l’application stricte de l’obligation légale

sur la production systématique de données genrées dans les

textes à venir mais aussi dans ceux dont l’application n’a pas été

respectée.

1.2.1.6. Nous revendiquons également le déploiement plus

systématique de tests de discrimination ou « testing » au sein

des entreprises et des administrations, comme outil de prévention

mais également d’aide à la négociation d’accords d’égalité

et de diversité.

1.2.1.7. La voie du dialogue social doit toujours être privilégiée :

c’est la voie la plus efficace pour construire des avancées collectives

et durables. Mais lorsque le dialogue est fermé ou ignoré,

les équipes syndicales ont d’autres moyens d’action. Elles doivent

mobiliser la voie judiciaire pour dénoncer, faire cesser et réparer

les discriminations constatées. Grâce à sa récente modernisation,

l’action de groupe s’avère être un outil juridique collectif

et particulièrement dissuasif à privilégier pour faire face aux

employeurs et employeuses qui manquent à leurs obligations.

Le levier médiatique est également un outil dissuasif à utiliser.

1.2.1.8. Le racisme au travail n’est pas une opinion mais un

délit. Ce principe s’applique bien évidemment au travail. Pour

autant, le Code du travail reste muet sur son interdiction. Et il

ne prévoit pas pour l’employeur d’obligation explicite de prévenir

les actes racistes. Certes, il doit garantir la sécurité et la santé

des travailleurs, ce qui inclut la prévention des discriminations

et y mettre fin lorsqu’elles surviennent. Mais cela est insuffisant

face à la recrudescence inquiétante des actes racistes au

travail. C’est pourquoi la CFDT revendique l’introduction de

dispositions claires et visibles dans le Code du travail concernant

l’interdiction des agissements racistes et propose d’imposer

que soient mises en place des mesures de prévention et

de sanction visibles et efficaces.

1.2.1.9. Au 1er janvier 2027, toute action en justice au soutien

d’un adhérent ou d’une adhérente poursuivi ou sanctionné pour

des actes sexistes, LGBTphobes, xénophobes, racistes et antisémites

faits constitutifs de discrimination, de harcèlement, de

violences, de menaces ou de propos haineux fondés sur le sexe,

l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’origine, la nationalité,

l’appartenance ou la non-appartenance réelle ou supposée à

une ethnie, une nation, une religion ou des convictions, reconnus

par leur auteur·e ou dont la véracité des faits apparaît lors

de la procédure judiciaire, ne pourra être prise en charge par la

Cnas.

1.2.1.10. L’illettrisme constitue et l’illectronisme constituent

aujourd’hui encore un frein majeur des freins majeurs à l’égalité

des droits et à l’inclusion sociale et professionnelle. Nous

défendons une société où chacun peut s’épanouir dans son

travail, sans honte, ni discrimination. Nous revendiquons la

négociation au sein des branches, des entreprises et des fonctions

publiques de formations adaptées, accessibles et respectueuses

de la dignité des travailleurs quel que soit leur statut.

Cette démarche doit s’accompagner de la formation de l’encadrement

et des collectifs de travail afin d’adapter les pratiques

professionnelles, de diversifier les modes de communication et

de garantir des environnements de travail réellement inclusifs.

1.2.1.11. En lien avec le Pacte du pouvoir de vivre, des initiatives

permettant de lever les tabous liés à l’illettrisme et à l’illectronisme

et de renforcer l’accompagnement des personnes concernées

doivent être promues et favorisées. (...)

2.1.5.2. FAIRE RESPECTER L’ÉGALITÉ D’ACCÈS

AUX DROITS DES PERSONNES IMMIGRÉES

2.1.5.2.1. Plus de 11 % de la population française est immigrée,

c’est-à-dire née à l’étranger et résidant en France. Ce sont ainsi

près de 8 millions de personnes qui sont la cible des discours

essentialistes et racistes qui ne visent qu’à polariser la société,

en en faisant des boucs-émissaires. Cette stigmatisation indigne

des personnes immigrées doit être combattue avec la plus

grande force par la CFDT.

2.1.5.2.2. Nous avons le devoir de déconstruire les stéréotypes,

de combattre les idées reçues préjugés et la désinformation

afin de porter un contre-discours discours positif de l’immigration,

telle que nous la vivons dans le monde du travail, et

d’accompagner les travailleurs étrangers à faire respecter leurs

droits, bien souvent entravés. Cet accompagnement doit inclure

un accès effectif à l’information sur les droits sociaux et professionnels

ainsi qu’un soutien syndical renforcé face aux situations

d’exploitation, de discrimination ou de précarité administrative.

2.1.5.2.3. En s’inspirant du travail sur l’information et les migrations,

nous réaffirmons notre attachement à une information

rigoureuse et respectueuse de la déontologie des journalistes

qui veille notamment à ne stigmatiser aucune population.

2.1.5.2.4. La situation humanitaire de milliers de personnes –

femmes, hommes, enfants - bloquées aux frontières de l’Europe

montre que ce modèle ne peut pas se construire seulement

à l’échelle nationale. Nous dénoncerons sans relâche les

violations des droits fondamentaux, qui sont la cause de trop

nombreux drames humains à nos frontières européennes et sur

nos territoires.

2.1.5.2.5. Nous voulons une réforme du Pacte européen sur la

migration et l’asile pour qu’il garantisse la mise en place d’une

politique européenne réellement commune en matière d’asile,

avec des canaux de migration sûrs et réguliers. Nous exigeons

aussi de mettre fin à la criminalisation des associations et organismes

qui assurent l’aide aux migrantes et migrants et soutiennent

les initiatives qui pallient les manquements des États

en matière de secours en mer.

2.1.5.2.6. Nous appelons à garantir les droits fondamentaux des

personnes migrantes en assurant un accueil digne, l’accès aux

soins, à la formation, à la justice, à une scolarisation des enfants

et des adolescentes et adolescents pleine et sécurisée et à des

conditions de vie décentes. Nous demandons aussi la mise en

place d’une véritable politique de réinstallation et de relocalisation

pour l’accueil des réfugié·es.

2.1.5.2.7. Les pouvoirs publics, ainsi qu’une partie des employeurs

et du monde économique, doivent changer non seulement

de regard mais aussi de doctrine sur l’immigration. L’inclusion

doit devenir la norme. L’immigration est une richesse

pour notre société, mais également une nécessité pour notre

économie et notre modèle social.

2.1.5.2.8. Nous revendiquons une ouverture plus large et

accessible à la régularisation pour les travailleurs sans

papiers, et la délivrance de titres pluriannuels avec autorisation

de travail dès le premier jour d’admission au séjour en

France. Nous appelons à une large concertation entre les

acteurs de terrain pour garantir l’efficacité des politiques

publiques, et un soutien renforcé aux associations engagées

dans l’accueil et l’intégration des personnes étrangères.

2.1.5.2.9. Pour garantir une citoyenneté sociale pleine et entière

des jeunes migrants et des étudiantes et étudiants étrangers,

il est nécessaire de leur assurer un accès universel aux bourses

et aux aides au logement et dispositifs de santé, partout sur les

territoires. Des dispositifs spécifiques doivent être construits

pour favoriser leur intégration, leur formation et leur accès à

l’emploi. (...)

2.2.3.2. ÉLARGIR LE DROIT DE VOTE AUX JEUNES

ET AUX ÉTRANGÈRES ET ÉTRANGERS

2.2.3.2.1. La participation électorale des jeunes reste fragile,

alors même qu’ils se mobilisent fortement sur les enjeux

sociaux, climatiques ou démocratiques. En s’appuyant sur un

parcours citoyen renforcé tout au long de la scolarité, incluant

une formation adaptée aux mécanismes démocratiques, nous

revendiquons l’abaissement du droit de vote à 16 ans, pour

reconnaître leur rôle de citoyens à part entière et renforcer la

vitalité démocratique.

2.2.3.2.2. À partir de 16 ans, les jeunes doivent pouvoir voter à

l’ensemble des scrutins, et pas uniquement aux élections locales

ou européennes. En s’inspirant de ce qui a été fait chez nos voisins

qui ont abaissé l’âge de vote, le parcours citoyen inclurait,

tout au long de la scolarité, une formation renforcée sur les institutions,

les droits et devoirs du citoyen, le fonctionnement de

la démocratie sociale, les processus électoraux, mais aussi une

sensibilisation ainsi qu’une sensibilisation au vivre-ensemble, à

la lutte contre les discriminations et à l’engagement associatif

et syndical.

2.2.3.2.3. Pour permettre au plus grand nombre de devenir

acteur de l’amélioration de ses conditions de travail et de vie,

nous engagerons des travaux pour faciliter l’inscription de tous

sur les listes électorales et encourager les citoyens à mieux

participer aux élections locales, nationales et européennes.

Cette action pourra être menée en collaboration avec d’autres

acteurs engagés dans le Pacte du pouvoir de vivre.

2.2.3.2.4. Par ailleurs, nous proposons d’étendre le droit de

vote des étrangères et étrangers aux élections locales en

France. Il s’agit d’un acte non seulement de reconnaissance,

d’intégration et de renforcement de la démocratie locale, mais

aussi d’égalité vis-à-vis des citoyens européens qui peuvent

voter depuis 1992. Cela permettrait à de nombreux habitantes

et habitants de mieux participer à la vie collective là où ils vivent,

renforçant ainsi la cohésion sociale. Nous nous engageons à

soutenir les initiatives allant dans le sens de cette extension

démocratique.

 

Publié dans Histoire, syndicalisme, école

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