Intérioriser les défaites ou approfondir la critique sociale ?
Certaines évolutions sont insensibles jusqu'au moment où elles deviennent insupportables.
Je suis devenu sympathisant de la CFDT à moins de 18 ans, en février 1972, lorsqu'Edmond MAIRE a eu un mot de solidarité devant l'assassinat du jeune ouvrier maoïste Pierre OVERNEY par un vigile armé des usines Renault à Boulogne-Billancourt. À l'époque, la CGT fustigeait les "gauchistes irresponsables" et n'a pas eu un seul mot de compassion devant cette mort.
J'ai décidé d'adhérer à la CFDT en décembre 1981 lors d'un rassemblement spontané devant la préfecture de Toulouse à l'annonce du coup d'État du général Jaruzelski en Pologne et de l'interdiction du syndicat indépendant Solidarnosz. Là aussi, seule la CFDT s'était mobilisée.
Entretemps, il y avait eu le Larzac et Lip où la CFDT s'était fortement impliquée à tous les niveaux (voir un exemple ci-dessus). Dans l'Education nationale où je suis alors entré, le Sgen-CFDT était le syndicat des pédagos et des contestataires de l'enseignement normatif et autoritaire qui malmenait les enfants des classes populaires et justifiait la sélection sociale et la reproduction des hiérarchies en place sous couvert de méritocratie.
Depuis cette époque révolue des années 70-80, le reflux apparent du mouvement d'émancipation né dans les années 60 (il continuait cependant souterrainement son travail de taupe, comme on l'a vu dans les années suivantes), la montée des luttes défensives pour l'emploi face aux délocalisations, les renoncements successifs de la gauche au pouvoir (1981-86, 1988-93, 1997-2002, 2012-2017) ont accompagné le "recentrage" de la CFDT (1978), la rupture consentie du pacte d'unité d'action avec la CGT (1966-1980), l'abandon du mot d'ordre d'autogestion dans les années 80, la dérive gestionnaire antisociale de Nicole Notat comme présidente de l'Unedic (1992-1995) et l'abandon du mouvement de décembre 1995 contre la réforme de la Sécu et celle des régimes spéciaux de retraite. Face à celle de 2003, la négociation en solitaire par la CFDT d'un compromis qui n'avait rien de honteux sur le fond, a cassé l'idée du "syndicalisme rassemblé" d'un Bernard Thibault ainsi fragilisé à la tête de la CGT par cette échappée de son principal partenaire. Ce dernier point est raconté par Bernard Thibault dans son livre de mémoires de façon très vivante et convaincante : il y a eu là plus qu'une faute politique, une faute humaine qui a laissé de profondes cicatrices personnelles.
D'autres négociations interprofessionnelles ont fini de creuser le fossé entre "syndicalisme réformiste" et "syndicalisme protestataire", malgré l'unité d'action de 2023 contre une nouvelle réforme des retraites passée en force.
Si, dans toute cette période la CFDT a fini par gagner le rang de 1er syndicat représentatif devant la CGT, cette "victoire" est un peu celle du borgne devenu roi au pays des aveugles, car jamais depuis 1945 le syndicalisme n'aura été aussi faible et impuissant dans le pays qu'aujourd'hui.
De plus, ayant quasi-abandonné le terrain "sociétal" depuis des lustres au profit de la revendication purement professionnelle, la CFDT y a tenté un retour, en 2020, en lançant le Pacte du Pouvoir de Vivre avec diverses associations nationales du social, des droits humains et de l'environnement. Mais ce Pacte national peine à vivre et à émerger au niveau local. L'investissement de la CFDT sur les terrains du féminisme et de la lutte contre les discriminations (personnes exilées ou "racisées" et LGBTQIA+) devient de moins en moins visible. Dans les actions de visibilisation de ces combats, en progrès depuis quelques années, quasi-seul-es des retraité-es CFDT, dont je fais partie depuis 2016, sont réellement investi-es.
Aussi je me pose de plus en plus souvent la question de mon appartenance à cette organisation, où j'ai occupé des responsabilités locales et régionales.
Ce qui m'y retient au final, outre le souvenir d'un passé plus glorieux, c'est l'idée de la nécessité d'un syndicalisme rassemblé pour défendre les intérêts du monde du travail.
Encore faudrait-il que les militant-es CFDT actuel-les s'emparent de la nécessité d'une critique sociale approfondie face aux nouveaux enjeux.
Or, le discours confédéral sur l'écologie ou le numérique, comme sur l'école, l'immigration ou le féminisme est d'une tiédeur qui confine à l'insignifiance. Et, plus grave à mes yeux, ce discours rencontre l'assentiment de militant-es qui ont abandonné la curiosité intellectuelle et l'ardeur contestataire de leurs aîné-es. Bien qu'ayant conscience d'entrer dans le rôle du "vieux con" en écrivant cela, je ne peux m'empêcher d'évoquer les Charles Piaget, Jeannette Laot, Fredo Krumnov et d'autres militants moins connus, tel Alain Desjardin, dont les itinéraires militants continuent de m'inspirer et devraient en inspirer d'autres.
Bousculer l'affadissement en cours de l'histoire de la CFDT me semble impératif pour les générations futures.
La lecture des résolutions amendées proposées au prochain congrès confédéral montre une réelle prise en compte des nouveaux combats féministes, antiracistes et écologiques, comme on pourra le constater ci-après sur le seul exemple de l'immigration et des discriminations . La question du renouvellement militant qui doit accompagner ces prises de position est donc posée : l'avenir nous dira si la CFDT peut retrouver ses racines contestataires des années 60-80.
1.1.2.5. DÉFENDRE L’ÉGALITÉ DES DROITS
DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES IMMIGRÉS
1.1.2.5.1. Notre organisation se bat contre toutes les discriminations
et contre toute forme de préférence nationale. Le travail
doit être un levier d’intégration et d’émancipation. Les travailleurs
immigrés sont sur-représentés dans les emplois précaires,
les temps partiels subis et les métiers pénibles. Cette sur-représentation
reflète des inégalités structurelles sur le marché du
travail. Leurs parcours professionnels sont également moins
linéaires, avec des freins persistants à l’évolution de carrière,
quel que soit le niveau de diplôme, souvent liés à des discriminations
directes ou systémiques. Nous avons la responsabilité
de défendre l’égalité d’accès à un emploi de qualité pour tous
et de lutter contre toute discrimination à leur égard et de préserver
leur sécurité au travail, notamment face à la barrière de
la langue. Nous devons également revendiquer l’accès à des
cours de langue pour faciliter leur intégration professionnelle.
Nous nous battrons pour donner de la visibilité et de la fierté à
tous les travailleurs, y compris de nationalité étrangère.
1.1.2.5.2. La reconnaissance et la valorisation des diplômes
étrangers sont essentielles pour garantir l’égalité des droits,
faciliter l’intégration professionnelle et prévenir les discriminations.
Nous revendiquons la mise en place d’un parcours accompagné,
transparent et équitable, pour sécuriser la reconnaissance
des qualifications étrangères. Nous accompagnerons les équipes
syndicales dans l’appropriation des outils et soutiendrons les
travailleurs dans leurs démarches.
1.1.2.5.3. Le maintien du contrat de travail doit être garanti pendant
les délais administratifs de renouvellement des titres de
séjour. (...)
1.2. RENDRE LE TRAVAIL INCLUSIF ET PROTECTEUR
1.2.1. EN FINIR AVEC TOUTES
LES DISCRIMINATIONS AU TRAVAIL
1.2.1.1. Le travail doit pouvoir représenter pour chacun et chacune
un lieu sécurisé et sécurisant : aucun travailleur ni aucune
travailleuse ne doit être stigmatisé du fait de son orientation
sexuelle, de son sexe, de son identité de genre, de son état de
santé, de son handicap, de son âge ou de son origine, réelle ou
supposée, ou tout autre critère de discrimination défini par la
loi. Nous revendiquons que ce principe soit respecté à toutes
les étapes de la vie au travail, en créant les conditions de maintien
dans l’emploi, du recrutement à la fin de carrière.
1.2.1.2. Les travailleurs peuvent subir simultanément plusieurs
formes de discriminations, ce qui nécessite de développer une
approche globale, sans pour autant assigner qui que ce soit à
la somme de ses particularités. Afin de favoriser la construction
de véritables politiques d’inclusion et une nouvelle dynamique
nécessaire à la lutte contre toutes les discriminations, nous
accompagnerons les militantes et les militants dans la compréhension
des enjeux liés à l’intersectionnalité, comme outil
d’analyse utile pour construire l’action syndicale. afin de
promouvoir des politiques d’inclusion effectives, par la négociation
d’accords collectifs. L’intersectionnalité désigne la situation
de personnes subissant simultanément plusieurs formes de
discrimination qui s’entrecroisent, se recoupent et s’intensifient
mutuellement.
1.2.1.3. La CFDT doit être plus visible dans son combat contre
les discriminations en amplifiant ses actions et sa communication
à destination du grand public, en particulier concernant le
racisme au travail, le sexisme et les LGBTphobies. En ce sens,
elle poursuivra notamment sa collaboration intersyndicale et
développera l’action du groupe de coordination LGBTQIA+ à
tous les niveaux de l’organisation et dans tous les territoires.
1.2.1.4. Le principe de prévention/réparation doit être mis en
oeuvre en priorité. Nous demandons une sensibilisation et une
formation préventive obligatoire sur toutes les discriminations
au travail de l’ensemble des travailleurs, de l’encadrement
et des dirigeantes et dirigeants des entreprises ou administrations.
Cette action doit permettre de déconstruire les biais
de représentation, les stéréotypes et les préjugés mais aussi
de savoir accompagner les victimes. Les entreprises et les
administrations doivent mettre en place des plans d’action de
prévention des discriminations, élaborés avec les représentantes
et représentants des salarié·es et assortis d’indicateurs de suivi.
1.2.1.5. Avoir des données genrées est nécessaire pour se rendre
compte des inégalités professionnelles, construire un diagnostic
partagé et proposer des réponses adaptées pour les éradiquer.
Nous exigeons l’application stricte de l’obligation légale
sur la production systématique de données genrées dans les
textes à venir mais aussi dans ceux dont l’application n’a pas été
respectée.
1.2.1.6. Nous revendiquons également le déploiement plus
systématique de tests de discrimination ou « testing » au sein
des entreprises et des administrations, comme outil de prévention
mais également d’aide à la négociation d’accords d’égalité
et de diversité.
1.2.1.7. La voie du dialogue social doit toujours être privilégiée :
c’est la voie la plus efficace pour construire des avancées collectives
et durables. Mais lorsque le dialogue est fermé ou ignoré,
les équipes syndicales ont d’autres moyens d’action. Elles doivent
mobiliser la voie judiciaire pour dénoncer, faire cesser et réparer
les discriminations constatées. Grâce à sa récente modernisation,
l’action de groupe s’avère être un outil juridique collectif
et particulièrement dissuasif à privilégier pour faire face aux
employeurs et employeuses qui manquent à leurs obligations.
Le levier médiatique est également un outil dissuasif à utiliser.
1.2.1.8. Le racisme au travail n’est pas une opinion mais un
délit. Ce principe s’applique bien évidemment au travail. Pour
autant, le Code du travail reste muet sur son interdiction. Et il
ne prévoit pas pour l’employeur d’obligation explicite de prévenir
les actes racistes. Certes, il doit garantir la sécurité et la santé
des travailleurs, ce qui inclut la prévention des discriminations
et y mettre fin lorsqu’elles surviennent. Mais cela est insuffisant
face à la recrudescence inquiétante des actes racistes au
travail. C’est pourquoi la CFDT revendique l’introduction de
dispositions claires et visibles dans le Code du travail concernant
l’interdiction des agissements racistes et propose d’imposer
que soient mises en place des mesures de prévention et
de sanction visibles et efficaces.
1.2.1.9. Au 1er janvier 2027, toute action en justice au soutien
d’un adhérent ou d’une adhérente poursuivi ou sanctionné pour
des actes sexistes, LGBTphobes, xénophobes, racistes et antisémites
faits constitutifs de discrimination, de harcèlement, de
violences, de menaces ou de propos haineux fondés sur le sexe,
l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’origine, la nationalité,
l’appartenance ou la non-appartenance réelle ou supposée à
une ethnie, une nation, une religion ou des convictions, reconnus
par leur auteur·e ou dont la véracité des faits apparaît lors
de la procédure judiciaire, ne pourra être prise en charge par la
Cnas.
1.2.1.10. L’illettrisme constitue et l’illectronisme constituent
aujourd’hui encore un frein majeur des freins majeurs à l’égalité
des droits et à l’inclusion sociale et professionnelle. Nous
défendons une société où chacun peut s’épanouir dans son
travail, sans honte, ni discrimination. Nous revendiquons la
négociation au sein des branches, des entreprises et des fonctions
publiques de formations adaptées, accessibles et respectueuses
de la dignité des travailleurs quel que soit leur statut.
Cette démarche doit s’accompagner de la formation de l’encadrement
et des collectifs de travail afin d’adapter les pratiques
professionnelles, de diversifier les modes de communication et
de garantir des environnements de travail réellement inclusifs.
1.2.1.11. En lien avec le Pacte du pouvoir de vivre, des initiatives
permettant de lever les tabous liés à l’illettrisme et à l’illectronisme
et de renforcer l’accompagnement des personnes concernées
doivent être promues et favorisées. (...)
2.1.5.2. FAIRE RESPECTER L’ÉGALITÉ D’ACCÈS
AUX DROITS DES PERSONNES IMMIGRÉES
2.1.5.2.1. Plus de 11 % de la population française est immigrée,
c’est-à-dire née à l’étranger et résidant en France. Ce sont ainsi
près de 8 millions de personnes qui sont la cible des discours
essentialistes et racistes qui ne visent qu’à polariser la société,
en en faisant des boucs-émissaires. Cette stigmatisation indigne
des personnes immigrées doit être combattue avec la plus
grande force par la CFDT.
2.1.5.2.2. Nous avons le devoir de déconstruire les stéréotypes,
de combattre les idées reçues préjugés et la désinformation
afin de porter un contre-discours discours positif de l’immigration,
telle que nous la vivons dans le monde du travail, et
d’accompagner les travailleurs étrangers à faire respecter leurs
droits, bien souvent entravés. Cet accompagnement doit inclure
un accès effectif à l’information sur les droits sociaux et professionnels
ainsi qu’un soutien syndical renforcé face aux situations
d’exploitation, de discrimination ou de précarité administrative.
2.1.5.2.3. En s’inspirant du travail sur l’information et les migrations,
nous réaffirmons notre attachement à une information
rigoureuse et respectueuse de la déontologie des journalistes
qui veille notamment à ne stigmatiser aucune population.
2.1.5.2.4. La situation humanitaire de milliers de personnes –
femmes, hommes, enfants - bloquées aux frontières de l’Europe
montre que ce modèle ne peut pas se construire seulement
à l’échelle nationale. Nous dénoncerons sans relâche les
violations des droits fondamentaux, qui sont la cause de trop
nombreux drames humains à nos frontières européennes et sur
nos territoires.
2.1.5.2.5. Nous voulons une réforme du Pacte européen sur la
migration et l’asile pour qu’il garantisse la mise en place d’une
politique européenne réellement commune en matière d’asile,
avec des canaux de migration sûrs et réguliers. Nous exigeons
aussi de mettre fin à la criminalisation des associations et organismes
qui assurent l’aide aux migrantes et migrants et soutiennent
les initiatives qui pallient les manquements des États
en matière de secours en mer.
2.1.5.2.6. Nous appelons à garantir les droits fondamentaux des
personnes migrantes en assurant un accueil digne, l’accès aux
soins, à la formation, à la justice, à une scolarisation des enfants
et des adolescentes et adolescents pleine et sécurisée et à des
conditions de vie décentes. Nous demandons aussi la mise en
place d’une véritable politique de réinstallation et de relocalisation
pour l’accueil des réfugié·es.
2.1.5.2.7. Les pouvoirs publics, ainsi qu’une partie des employeurs
et du monde économique, doivent changer non seulement
de regard mais aussi de doctrine sur l’immigration. L’inclusion
doit devenir la norme. L’immigration est une richesse
pour notre société, mais également une nécessité pour notre
économie et notre modèle social.
2.1.5.2.8. Nous revendiquons une ouverture plus large et
accessible à la régularisation pour les travailleurs sans
papiers, et la délivrance de titres pluriannuels avec autorisation
de travail dès le premier jour d’admission au séjour en
France. Nous appelons à une large concertation entre les
acteurs de terrain pour garantir l’efficacité des politiques
publiques, et un soutien renforcé aux associations engagées
dans l’accueil et l’intégration des personnes étrangères.
2.1.5.2.9. Pour garantir une citoyenneté sociale pleine et entière
des jeunes migrants et des étudiantes et étudiants étrangers,
il est nécessaire de leur assurer un accès universel aux bourses
et aux aides au logement et dispositifs de santé, partout sur les
territoires. Des dispositifs spécifiques doivent être construits
pour favoriser leur intégration, leur formation et leur accès à
l’emploi. (...)
2.2.3.2. ÉLARGIR LE DROIT DE VOTE AUX JEUNES
ET AUX ÉTRANGÈRES ET ÉTRANGERS
2.2.3.2.1. La participation électorale des jeunes reste fragile,
alors même qu’ils se mobilisent fortement sur les enjeux
sociaux, climatiques ou démocratiques. En s’appuyant sur un
parcours citoyen renforcé tout au long de la scolarité, incluant
une formation adaptée aux mécanismes démocratiques, nous
revendiquons l’abaissement du droit de vote à 16 ans, pour
reconnaître leur rôle de citoyens à part entière et renforcer la
vitalité démocratique.
2.2.3.2.2. À partir de 16 ans, les jeunes doivent pouvoir voter à
l’ensemble des scrutins, et pas uniquement aux élections locales
ou européennes. En s’inspirant de ce qui a été fait chez nos voisins
qui ont abaissé l’âge de vote, le parcours citoyen inclurait,
tout au long de la scolarité, une formation renforcée sur les institutions,
les droits et devoirs du citoyen, le fonctionnement de
la démocratie sociale, les processus électoraux, mais aussi une
sensibilisation ainsi qu’une sensibilisation au vivre-ensemble, à
la lutte contre les discriminations et à l’engagement associatif
et syndical.
2.2.3.2.3. Pour permettre au plus grand nombre de devenir
acteur de l’amélioration de ses conditions de travail et de vie,
nous engagerons des travaux pour faciliter l’inscription de tous
sur les listes électorales et encourager les citoyens à mieux
participer aux élections locales, nationales et européennes.
Cette action pourra être menée en collaboration avec d’autres
acteurs engagés dans le Pacte du pouvoir de vivre.
2.2.3.2.4. Par ailleurs, nous proposons d’étendre le droit de
vote des étrangères et étrangers aux élections locales en
France. Il s’agit d’un acte non seulement de reconnaissance,
d’intégration et de renforcement de la démocratie locale, mais
aussi d’égalité vis-à-vis des citoyens européens qui peuvent
voter depuis 1992. Cela permettrait à de nombreux habitantes
et habitants de mieux participer à la vie collective là où ils vivent,
renforçant ainsi la cohésion sociale. Nous nous engageons à
soutenir les initiatives allant dans le sens de cette extension
démocratique.
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