Où est l'honneur de la police, et celui de la magistrature ?
"Honneur de la police" était le nom d'un groupe clandestin de policiers sous la Résistance. Ce nom avait déjà été détourné en 1979 par les assassins de Pierre Goldman (jamais retrouvés), condamné puis disculpé pour le meurtre de deux pharmaciennes lors d'une tentative de hold up.
Aujourd'hui, après la multiplication des bavures policières sur des personnes racisées, facilitées par la loi de 2017 sur la présomption de légitime défense, nous assistons à une forme de banalisation de ces exécutions sommaires avec la requalification par la cour d'Appel de Paris du meurtre de Nahel, commis le 27 juin 2023, en "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" ("Le Monde" daté 7-3-26, p 12).
Cette décision, non conforme à l'avis de l'expert balistique concernant le tir mortel du policier Florian M. , ne s'appuie que sur l'affirmation de l'auteur du tir, selon laquelle il n'avait pas l'intention de tuer. Et cela alors même que les meurtriers présumés de l'activiste d'extrême-droite Quentin Deranque à Lyon sont inculpés pour "homicide volontaire" (La Nouvelle République des Pyrénées, 7-3-26, p 24) . Deux poids, deux mesures ?
Ainsi le racisme endémique de l'institution, loin d'être combattu comme on y appelait encore en 2017, https://vert-social-demo.over-blog.com/2017/02/pour-l-honneur-de-la-police-et-de-la-gendarmerie.html est conforté.
Il serait temps que des policiers et des magistrats s'expriment et s'organisent pour sauver l'honneur de la police et celui de la magistrature. Et, au-delà, notre Etat de droit et notre démocratie.
"Tu as un pistolet ? voulut savoir la petite fille.
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Oui, mais pas sur moi, répondit Oksman.
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Alors t'es pas un vrai policier. Les vrais policiers ont toujours un pistolet. C'est mon papa qui me l'a dit. Tu as déjà tiré sur beaucoup de bandits ?
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Je n'ai jamais tiré sur personne. Les policiers ne tirent pas sur les gens."
(Arrtu TUOMINEN "Tous les silences", roman, 2024, traduit du finnois, Points policier, p 87)