La division à gauche est un luxe
Comme l'illustre très clairement le dessin ci-dessus, la mise hors-jeu du NFP conduirait à "donner la fève" au RN. C'est la leçon du gouvernement Barnier : mettre le RN en position d'arbitre sur le vote d'une censure c'est lui donner les moyens de pratiquer une surenchère permanente sur les concessions qu'il obtient du gouvernement.
Et donc, in fine, lui donner des atouts supplémentaires en cas de démission de Macron et de présidentielles anticipées.
On sait que ce cas de figure est celui privilégié par Mélenchon dans la perspective de sa propre candidature qu'il imagine victorieuse.
D'où les attaques outrancières contre les partenaires du NFP qui s'efforcent d'obtenir de Bayrou des concessions dans le cadre d'un pacte de non-censure qui permettrait de marginaliser le RN.
Cette posture est irresponsable car elle vise à fracturer définitivement le NFP dans une perspective hégémoniste, au fond très présidentialiste.
Nous devons la dénoncer et plus que jamais défendre l'acquis du NFP pour le faire fructifier dans une démarche plus que jamais unitaire.
Comme ce qui précède semble loin dans l'état actuel de division de la gauche entretenu par les uns et les autres avec une persévérance qui sidère de nombreuses électrices et électeurs. Où est aujourd'hui "l'acquis du NFP" ? Encore une fois, tout est à reconstruire sous la pression d'un danger qui se renforce chaque jour davantage, celui de l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir en France. Ne l'oublions pas au 2d tour des prochaines municipales le 22 mars, à défaut de s'en être souvenus pour le 1er tour. Les postures de surenchère ne sont plus de mise quand il s'agit de barrer la route au fascisme. Il s'agit bien d'"étonner la catastrophe", comme l'écrivait Victor Hugo dans "Les Misérables" en 1862... Pour cela nous aurons toustes besoin d'audace, face à tous les sectarismes.
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