Gouverner autrement
Les plus anciens d'entre nous s'en souviennent peut-être, "Gouverner autrement" était le titre d'une tribune dans "Le Monde" du nouveau Premier ministre de la Gauche unie, Pierre Mauroy, en 1981.
La suite a démontré que cette promesse, comme quelques autres, n'a pas été tenue.
Aujourd'hui, enfin, plus de 40 ans après, cette promesse est remise au goût du jour par le Nouveau Front Populaire (NFP) né dans l'urgence et la douleur le 13 juin 2024.
Hélas, à peine née, elle doit s'affronter à un spectre inattendu de la vieille façon de gouverner, avec la purge initiée au sein des députés sortants LFI.
Nul n'est dupe (sauf ceux qui jusqu'au bout feront confiance à leur lider maximo) : c'est bien la décision solitaire et autoritaire de Jean-Luc Mélenchon qui a procédé à cette purge.
Ainsi, nous croyions nous affronter à deux conceptions monarchistes et autoritaires de l'exercice du pouvoir (celles de Macron et du RN), et il nous faut aussi en combattre une troisième dans nos propres rangs.
Les premières réactions à cet égard sont encourageantes : du sein-même de LFI, fait nouveau, des voix se sont élevées avec force. Les purgés n'ont pas renoncé, pour la majorité d'entre eux, à leur candidature. Les partenaires du NFP en sont solidaires également.
Le renoncement d'Adrien Quattenens, condamné pour violences conjugales, à se représenter, malgré l'investiture reçue par LFI, va dans le même sens : celui d'un refus collectif du "fait du prince" imposé par le lider maximo par marionnettes interposées (une commission d'investiture désignée on ne sait comment... mais l'on s'en doute, en tout cas pas par un vote des adhérents, comme dans un parti démocratique ).
Alors, malgré cette volonté manifeste de nuire à l'union, perçue par toustes, l'espoir est encore permis... Portons-le massivement dans les urnes les 30 juin et 7 juillet !