En guise de voeux pour 2023...

Publié le par Henri LOURDOU

En guise de voeux pour 2023...

En guise de voeux 2023 :

ce qui doit changer dans nos vies

pour éviter la catastrophe.

 

Dans sa rubrique du Canard Enchaîné "Plouf !" du 4 janvier 2023, Jean-Luc PORQUET résume excellemment ce que trop d'entre nous se cachent : avec 9,9 tonnes de CO2 émis par an par personne en moyenne, un Français -et les inégalités sociales n'annulent pas ce constat : elles ne font que le nuancer pour un pays riche comme le nôtre : voir l'article en Post Scriptum- a une grosse marge de progression pour arriver aux 2 tonnes en 2050 auxquelles notre pays s'est engagé pour limiter le réchauffement global à 1,5° C.

 

Où se situe cette marge ? Et comment la franchir ?

 

Décomposons d'abord ce total de 9,9 tonnes, en prenant les principaux postes dans l'ordre décroissant.

1) Transports : 2,6 tonnes. Soit 22 600 km par an avec une voiture consommant 5 litres aux 100. Mais attention si vous prenez l'avion, vous explosez la moyenne.

2) Alimentation : 2,4 tonnes. Ce sont les produits animaux (viande, lait, oeufs) qui sont les plus énergivores; cela comprend les tourteaux de soja importés du Brésil , les engrais azotés (90% de leur coût de production dû au gaz), les bâtiments à chauffer, les frigos, le transport, les emballages en plastique, etc . Au total, la viande pèse près d'1 tonne sur les 2,4...

3) Logement : près de 2 tonnes. Dont 62% pour le gaz et le fioul pour le chauffage et l'eau chaude.

4) Achats d'équipement : 1,6 tonnes. Ils comprennent achats pour la maison et les loisirs, pour 50% du total, mais aussi communication (le sacro-saint smartphone ! ) ; vêtements...

5) Dépense publique : 1,4 tonne. C'est-à-dire administration et services publics.

 

Et donc, comment arriver au total de 2 tonnes en 2050 ?

  1. Transports : investir massivement dans les transports collectifs et les "mobilités actives" en rapprochant lieux de travail et lieux de vie, mais aussi en s'interrogeant sur l'évolution possible de ses pratiques personnelles.

  2. Alimentation : relocaliser la production agricole et la désindustrialiser, mais aussi s'interroger sur sa consommation de viande et produits animaux.

  3. Logement : Eliminer les passoires thermiques, mais aussi s'interroger sur sa façon de se chauffer et de produire et consommer son eau chaude.

  4. Achats d'équipement : Réduire les produits à obsolescence rapide, améliorer leur réparabilité, mais aussi s'interroger sur ses besoins et la façon de les satisfaire en pensant plus souvent aux produits de seconde main ou partagés.

  5. Dépense publique : Mieux la centrer sur la décarbonation, mais aussi s'interroger sur les gaspillages publics et la justice sociale dans l'usage des deniers publics.

 

Je vous souhaite de porter toutes ces exigences et toutes ces interrogations tout au long de 2023, et je m'efforcerai de faire de même, notamment dans ce blog.

En guise de voeux pour 2023...

Publié dans politique, écologie

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