Du destin russe

Publié le par Henri LOURDOU

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L'obsession identitaire est aujourd'hui trop universellement répandue dans le monde pour être traitée sur le mode anecdotique ou purement moral. Sa corrélation avérée avec la destruction des libertés et de la démocratie en fait une question primordiale.

Déconstruire le mécanisme qui conduit à une vision identitaire du monde est donc une tâche cruciale.

C'est ce que je vais m'efforcer de faire concernant l'identité russe en comparant les textes d'historiens français de la Russie à différentes époques. J' y adjoindrai le point de vue contemporain de deux témoins engagés : Anna POLITKOVSKAIA et Jonathan LITTELL.

1- Le poids du contexte : variabilité de "l'identité russe"

Gustave WELTER Histoire de Russie (Petite Bibliothèque Payot, 1963, 444 p.)

Ce livre, troisième édition revue et mise à jour d'un ouvrage considéré en son temps comme une référence, marque bien que l'Histoire est toujours Histoire contemporaine. Il fait ressortir, avec le recul, tout ce qu'il doit aux préjugés et aux préoccupations de son temps. Les suivants ne feront donc pas exception à cette règle et devront nous pousser au même recul critique.

Tout particulièrement sa conclusion mérite d'être citée et commentée concernant notre problématique du "destin russe".

En effet, l'auteur, qui n'a rien d'un sympathisant communiste, nous présente la vision suivante, concernant les "perspectives d'avenir" (pp 426-7) : "La Russie peut, à juste titre, espérer jouer dans le monde un rôle toujours plus grand. A l'extérieur elle est une force immense; à l'intérieur, elle a en mains tous les atouts d'un développement quasi illimité.

L'URSS est plus qu'un Etat, c'est un continent (...) La population de ce continent atteint actuellement 220 millions d'âmes. Son accroissement est assuré par une traditionnelle fécondité (...) Cette population est naturellement bien douée et, sous la férule de chefs énergiques, elle exploite à fond les inépuisables ressources du sol et du sous-sol (...)

On conçoit qu'un pays aussi riche en hommes et en choses, et un pays victorieux, soit gonflé de fierté et d'espoir.(...)

La Moscovie, dans son orgueilleuse ignorance, avait méprisé l'étranger; la Russie pétersbourgeoise l'avait admiré, avec l'arrière-pensée de l'égaler un jour; au Russe d'aujourd'hui, les bolchéviks ont donné une fierté nationale qu'ils n'avaient jamais eue à ce point. Le nationalisme soviétique présente un extraordinaire mélange de chauvinisme militaire et de messianisme communiste, de panslavisme intellectuel et de primauté orthodoxe; il s'alimente de sources anciennes et de courants nouveaux. Tel qu'il est, il est partagé aussi bien par le maréchal chamarré de décorations que par l'étudiant, aussi bien par l'athée que par le croyant. Il unit une nation qui, malgré la diversité des races et des moeurs, est entraînée d'un même élan vers l'avenir radieux; il est, si l'on peut dire, un unanimisme multiforme."

Contexte : nous sommes en 1963, juste après les premiers exploits spatiaux soviétiques symbolisés par le nom de Gagarine, le "premier homme dans l'espace". Khrouchtchev vient de donner à l'URSS l'objectif de rattraper et dépasser économiquement les USA. Il est remarquable de noter que sa forfanterie, rapidement usée, est alors partagée par un historien "bourgeois" dit sérieux. C'est dire à quel point la puissance de la propagande, pourtant pointée comme telle par Welter, a réussi à éteindre tout recul critique sur la réalité de la société et de l'économie soviétiques.

Alexandre SUMPF De Lénine à Gagarine. Une histoire sociale de l'Union soviétique (Folio Histoire, 2013, 934 p)

Jeune historien, maître de conférence à l'Université de Strasbourg, l'auteur s'inscrit dans une Histoire dés-idéologisée mais critique, qui reprend donc, avec une ambition renouvelée, l'histoire de l'URSS de 1917 à la fin des années 60.

Qu'en ressort-il concernant la potentielle "identité russe" dans le contexte soviétique ?

"le rejet , la dénonciation de tout ce qui vient de l'étranger, basse continue du régime, se révèle une arme de mobilisation à double tranchant, qui produit petit à petit au sein de la population un étrange mélange de méfiance absolue et d'admiration faiblement critique." (p 809)

Parallèlement l'ambition de rattraper et dépasser l'Occident se heurte à la réalité d'un fonctionnement méprisant la notion d'efficacité économique : il repose sur le rôle prééminent de cadres intermédiaires recrutés sur d'autres critères que la compétence spécialisée. "Ces intermédiaires profitent sciemment du sous-développement hérité de l'époque tsariste et aggravé par les dysfonctionnements soviétiques pour faire prospérer leurs réseaux personnels, qui se substituent au corporatisme balayé par la répression des cercles professionnels. Ces réseaux régissent de manière souterraine les carrières – terme impropre en l'absence de possibilités de développement du professionnalisme en URSS." (p 811)

Ainsi s'installe au sein de la société une forme de ressentiment qui va fournir son ressort au nationalisme russe : sentiment d'infériorité doublé d'une forme de victimisme paranoïaque anti-occidental et d'une nostalgie impériale à dimension raciste. Alors que, d'un autre côté se développent une prise de conscience et une révolte sporadique contre les élites corrompues, incompétentes, violentes et mafieuses :https://vert-social-demo.over-blog.com/2021/10/deux-films-recents-sur-l-origine-et-les-mefaits-de-la-violence-politique-2-chers-camarades.html

Hélène CARRÈRE D'ENCAUSSE La Russie inachevée (Livre de Poche, 2000, 286 p.)

Ici encore , la date du livre détermine largement son objet et sa conclusion. On sait qu'Hélène Carrère d'Encausse a conquis sa notoriété en 1978 avec son ouvrage "L'Empire éclaté" qui mettait en cause le mythe de la "nation soviétique en formation" en pointant les divergences maintenues et croissantes entre Russie et pays soviétiques d'Asie centrale et du Caucase en particulier.

Ici elle se centre sur le destin de la seule Russie et en particulier sur le bilan de la décennie post-soviétique qui vient de s'écouler, en plaidant pour un "achèvement" de l'occidentalisation de la Russie. Elle se situe donc clairement, dans le débat récurrent entre occidentalistes et slavophiles qui a partagé l'intelligentsia russe depuis le XVIIIe siècle, dans le camp occidentaliste. Et pour cela , elle convoque dans sa conclusion deux grands intellectuels, l'un du début du XXe, Alexandre Blok, l'autre du début du XIXe, Alexandre Pouchkine.

Malheureusement, elle se situe à contretemps : c'est Poutine qui vient alors d'arriver au pouvoir. Et dans un contexte idéologique analysé ci-dessous par Politkovskaïa.

2- Le moment présent : faire tomber Poutine, clé de l'avenir russe

Anna POLITKOVSKAIA (écrit en juin 2016)

"Le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa a été tuée par balle dans le hall de son immeuble à Moscou. Si les auteurs de son assassinat ont été retrouvés, les commanditaires non.Faut-il ajouter que ce crime s'ajoute à d'autres qui tous concernaient les opposants les plus en vue du président Poutine ?

Anna Politkovskaia avait prémonitoirement anticipé cette façon de tuer toute opposition à un pouvoir sans âme. En diagnostiquant avec une lucidité féroce le mal qui ronge la société russe dans le dernier chapitre, intitulé "Pourquoi je n'aime pas Poutine", de ce livre terrible :

"Tchétchénie, le déshonneur russe" Folio-documents n°24, 2005, 318 pages, traduit du russe et annoté par Galia Ackerman, préface d'André Glucksmann.

"Poutine a juste effleuré notre point sensible, et comme des grenouilles de laboratoire, nous avons réagi à ce faible choc électrique par un frisson collectif.

Quel est ce "point sensible" ?

C'est notre servilité. Cet état nous est cher. Comme on le sait, à la fin de la période eltsinienne, la majorité des citoyens russes avaient le sentiment que l'époque soviétique était un temps heureux. L'URSS leur apparaissait comme un gigantesque empire qui faisait peur au monde entier, où la population était sûre des lendemains. Ne sachant maîtriser la nouvelle donne économique, la plupart des gens, au lieu de se retrousser les manches et de se mettre à construire une société démocratique, devinrent nostalgiques de cette époque confortable où nous n'étions responsables que de peu de choses, où nous ne travaillions presque pas, tout en ayant toujours du pain et du saucisson. Cette nostalgie a été baptisée "saucisson à deux roubles vingt", du nom de ce produit indigeste de l'époque soviétique, qui était à la portée de tous.

Si vous pensez que Poutine a génialement perçu les désirs de la foule et s'est appuyé dessus pour construire sa politique chauvine de l'Etat fort, vous vous trompez. Ce n'est pas un génie, il est issu du même moule que notre foule (...) Il est lui-même ce "saucisson à deux roubles vingt", qui considère sincèrement que l'époque soviétique était la meilleure et qu'elle devrait être restaurée. C'était l'époque où le KGB était à l'apogée de sa puissance, tout le monde en avait peur (...) L'époque où l'on avait une vie double et une morale triple (...) L'époque où une puissante machine de lavage des cerveaux tournait jour et nuit sous la direction du parti. L'époque où seuls les cyniques avaient une chance de succès." (p 272-273)

 

Mais le puissant accélérateur de cette régression collective aura été la "2e guerre de Tchétchénie" lancée par Poutine en 1999, et dont ce livre nous renvoie l'image insoutenable.

Une "guerre" qui relève davantage du pillage et du massacre que des opérations militaires à proprement parler, le tout appuyé sur un racisme sans complexe et une désinhibition totale vis-à-vis des codes moraux les plus élémentaires.

 

Un mot russe illustre la façon de procéder de l'armée fédérale (c'est le moment de rappeler que la Russie est théoriquement une république fédérale, dont la Tchétchénie est une république fédérée). C'est le mot de zatchitska.

"la zatchitska est le ratissage et le « nettoyage » des villages, des maisons, par les soldats russes à la recherches de combattants." C'est ainsi que la définit Shannah Mehidi dans son blog

profondeurdechamps | dans l'article publié le 28 février 2013 « La guerre est là, à l’affût, pas ici, mais là-bas. Ici tout est calme. » où elle rend compte de 3 livres sur les guerres tchétchènes.

Avec une des rares analyses sur la situation actuelle :

"J’ai assisté, il y a quelques mois, à une conférence, “Logiques de violence et expérience de guerre“. Les intervenants, russes et tchétchènes, semblaient enthousiasmés de voir des personnes « extérieures » présentes. L’on s’accordait sur l’impression que donne Grozny aujourd’hui, celle d’une « ville cautérisée ». La peur est entretenue, et maintenant que son régime est bien consolidé, Ramzan Kadyrov peut assouvir ses envies. Les enlèvements et les meurtres reprennent, Kadyrov a été publiquement accusé du meurtre de Natalia Estemirova, membre de l’ONG Memorial. S’il prétend avoir éradiqué le wahhabisme, il impose sa charia, avec le port du foulard tchétchène obligatoire pour les femmes, son soutien aux crimes d’honneur, la création d’un centre d’éducation morale pour la jeunesse, présent dans les écoles, à l’enseignement misogyne. Décoré du titre de Héros de la Russie, il profite du consentement tacite de Moscou pour violer les lois fédérales."

Le traumatisme profond subi par le peuple tchétchène est très loin d'être soldé.

D'où l'afflux, encore aujourd'hui, de réfugiés en Occident. En Europe occidentale : près de 200 000 réfugiés tchétchènes, en premier lieu en Autriche, Allemagne et Belgique, suivies de La France, avec 35 000 réfugiés tchétchènes, selon un article d'octobre 2014 sur le site de "l'Obs". Ceci pour une population d'1 million de personnes, et après des guerres qui auront fait au moins 100 000 morts.

Les récits de POLITKOVSKAIA portent sur la période 2000-2002, au plus fort de l'offensive poutinienne pour éliminer le courant indépendantiste au profit de la faction salafiste : une tactique qui n'est pas sans faire penser à celle suivie par Assad en Syrie en 2011-2012.

La terreur et l'arbitraire produisent et alimentent la "radicalisation" et le repli mono-identitaire chez les agressés.

Inversement, l'avilissement des agresseurs diffuse dans la société dominante son venin délétère : le racisme "anti-caucasien", les comportement violents et racketteurs des "anciens" de Tchétchénie pourrissent la vie de la Russie.

Le "terrorisme" d'abord dénoncé de façon manipulatoire, à la faveur des attentats du 11 septembre 2001 à New York, finit par se transformer en prophétie auto-réalisatrice avec la prise d'otages du 23 octobre 2002, dite du "Nord-Ost", dans un grand théâtre de Moscou. Celle-là même où POLITKOVSKAIA accepte de servir, à son corps défendant, d'intermédiaire entre preneurs d'otages et autorités.

Son récit est très éclairant sur la fermeture du pouvoir et le désespoir des preneurs d'otages."

 

Il reste cependant que l'analyse demanderait à être développée sur un point : c'est sur le début de la phrase que je souligne : "Ne sachant maîtriser la nouvelle donne économique, la plupart des gens, au lieu de se retrousser les manches et de se mettre à construire une société démocratique, devinrent nostalgiques de cette époque confortable où nous n'étions responsables que de peu de choses, où nous ne travaillions presque pas, tout en ayant toujours du pain et du saucisson."

Car elle pose la question des raisons qui auraient empêché "la plupart des gens" de "se retrousser les manches et de se mettre à construire une société démocratique". Cette question est au coeur du pamphlet suivant, qui regroupe des textes écrits depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022.

 

Jonathan LITTELL "De l'agression russe", Tracts n° 43, Glallimard, novembre 2022, 64 p.

 

Jonathan LITTELL connaît bien la Russie comme l'Ukraine : il y a passé plusieurs années et y compte de nombreux amis. Ce petit ouvrage regroupe ses interventions dans la presse depuis le 24 février 2022. La deuxième, datée du 28 mars, est intitulée "A mes amis russes". Il y fait le constat suivant : "Beaucoup d'entre vous fuient la Russie. Et beaucoup d'entre vous me font part de vos sentiments de culpabilité et de honte à propos de ce que votre pays est en train de faire, en votre nom, à l'Ukraine." (p13)

De fait, ses "amis russes" ne sont pas représentatifs de l'ensemble de la société russe, mais des classes moyennes urbaines cultivées.

Il leur reproche de ne pas s'être opposés à Poutine plus tôt. Et revient sur l'Histoire des trente dernières années : "Il y a eu un temps, dans les années 90, où vous avez eu la liberté et la démocratie, chaotiques, sanglantes même, mais bien réelles. Mais 1991 a fini comme 1917. (...) il y a eu des erreurs. Au lieu d'exposer au grand jour les archives du KGB, comme le firent les Allemands avec celles de la Stasi, vous vous êtes laissé distraire par la statue de Dzerjinski et vous avez laissé le KGB faire le dos rond, puis se reconstruire et mettre la main sur la nation. Quand on vous a offert le choix entre le pillage du pays ou le retour des communistes, vous ne vous êtes pas battus pour imposer un troisième choix et vous avez accepté le pillage. En 1998 votre économie s'est effondrée : finies les manifestations de masse pour la justice sociale ou contre la guerre en Tchétchénie. La survie devint la principale préoccupation.

Puis on vous présenta Poutine. Jeune, audacieux, agressif, promettant la destruction des terroristes et le redressement de l'économie. Peu d'entre vous y ont cru, mais vous avez quand même voté pour lui, ou alors vous n'avez pas voté du tout. Et quand il se mit à raser la Tchétchénie pour la seconde fois, la plupart d'entre vous ont fermé les yeux.(...)

Puis vint le grand boom économique russe du milieu des années 2000, alimenté par l'envolée du prix du pétrole et la volonté de Poutine de laisser une partie de l'argent volé ruisseler jusqu'à la classe moyenne. La plupart d'entre vous ont gagné de l'argent, certains beaucoup; et même les plus pauvres ont eu droit à de nouveaux appartements et de meilleurs emplois.

(...) Fin 2011, pourtant, mes amis russes, vous vous êtes réveillés (...) et six mois durant vous avez empli les places, terrifiant enfin le régime et le faisant vaciller. Alors il contre-attaqua. (...) Des milliers furent arrêtés, certains écopèrent de longues peines. Et le reste d'entre vous rentrèrent à la maison. "Que pouvions-nous faire ?" J'ai si souvent entendu ça, et je l'entends encore aujourd'hui. "L'Etat est tellement puissant et nous tellement faibles". Eh bien, voyez l s Ukrainiens. Voyez ce qu'ils ont fait deux ans après vous. Une fois qu'ils eurent occupé Maïdan (...) ils ne repartirent plus. (...) Quand la police vint les déloger, ils se battirent (...) Beaucoup y sont morts, mais ils ont gagné." (p 16-7)

Et Littell termine sa rétrospective en évoquant l'annexion de la Crimée et la guerre dans le Donbass : "Soudain, il y avait un nouveau mythe, et certains d'entre vous qui jusqu'alors méprisaient Poutine et sa clique se mirent à l'adorer (...) Quant aux autres, ceux d'entre vous qui sont restés mes amis, vous avez le plus souvent gardé le silence. "La politique , ça ne m'intéresse pas ", disiez-vous. Et vous retourniez à la littérature, au cinéma, aux catalogues IKEA, ou bien vous alliez profiter des nouveaux parcs qui embellissaient la ville depuis 2012, avec leurs poufs, leur wifi gratuit et leurs cafés branchés. Oui, le Donbass était loin, alors que Moscou était cool, de plus en plus cool.

La Syrie, vous avez à peine remarqué. De toute façon, c'étaient tous des terroristes , non ? Daesh, ou je ne sais quoi. Même l'éditeur moscovite qui a publié mon livre sur la Syrie l'a ensuite critiqué dans une interview, disant que je n'avais rien compris à ce qui s'y passait. Au moins j'y étais allé, j'avais vu dans les rues de Homs, des enfants de l'âge des miens se faire abattre comme des lapins par les snipers du régime. Les seuls Russes à y être allés sont ceux de votre armée qui, en 2015, se mirent à bombarder des milliers de civils et à s'entraîner pour leur prochaine grande guerre." (p 18)

 

Le résultat est là : après n'avoir défendu ni les Tchétchènes, ni les Géorgiens, ni les Syriens, ni les Ukrainiens, et laissé tuer ou emprisonner ceux qui le faisaient, les classe moyennes russes libérales et cultivées se retrouvent seules et démunies face au régime et à ses exigences croissantes de sanglants sacrifices. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire : "C'est l'heure de votre propre Maïdan. Soyez malins, soyez stratégiques, et faîtes en sorte qu'il advienne."

 

Car Poutine, ainsi que le disait Sergueï Kovalev à Littell dès février 2000, "est un lieutenant-colonel du KGB. Et vous savez ce que c'est un lieutenant-colonel du KGB? Rien du tout." (p 4) Autrement dit quelqu'un d'incapable d'avoir une vision stratégique, fort juste des faiblesses ou des concessions de ses adversaires. Seulement capable d'entendre un seul langage : celui de la force. Et donc incapable de reculer quand il le faudrait, juste de tomber.

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