De la primaire écolo à la primaire populaire : l'espérance est là

Publié le par Henri LOURDOU

De la primaire écolo à la primaire populaire : l'espérance est là
De la primaire écolo à la primaire populaire : l'espérance est là
De la primaire écolo à la primaire populaire : l'espérance est là

Après les JDE

De la primaire écolo à la primaire pop

Urgence et espérance : les temps changent !

 

Je suis arrivée à ces Journées d'Été des Écologistes (JDE) de Poitiers des 19-21 août avec un sentiment mitigé.

Alors que l'urgence climatique et politique s'est rappelée à nous tout l'été, je me demandais si l'espérance de pouvoir y répondre lors des échéances électorales de 2022 était réaliste.

J'ai déjà fait ici le constat d'une mise en route de la machine à perdre de la part des partis de l'arc humaniste allant des déçus du macronisme à la France Insoumise, en passant par le PS, le pôle écologiste et le PCF.

Or ces JDE ont été pour moi l'occasion de découvrir l'existence d'un chemin pour en sortir.

Je le dois aux jeunes militants associatifs issus de la nouvelle vague des luttes pour l'émancipation (féministes, antiracistes, etc.) qui ont mis en place le processus de la primaire populaire.

Très présents lors de ces JDE, ils ont su nous expliquer de façon convaincante en quoi la primaire populaire non seulement ne s'opposait pas à la primaire des écologistes, mais en constituait le prolongement et l'amplification potentielle dans une dynamique à vocation majoritaire.

Mes états d'âme sur la primaire des écologistes et son utilité en ont été levés.

 

Le facteur principal, jusqu'à présent bien pris en compte par les 5 candidat-e-s à la primaire des écologistes (pourvu que ça dure !) est qu'il va falloir jouer collectif.

Le socle d'un rassemblement sur un projet porteur de sens existe : ce sont les 10 mesures d'urgence patiemment dégagées au cours d'un processus associant tous les partis de l'arc humaniste au printemps dernier.

La méthode pour faire émerger une candidature unique est inédite et intelligente. Avec un calendrier et un mode de scrutin adaptés : le jugement majoritaire, qui va consister à classer, à l'issue d'un processus de parrainage ouvert, 10 candidats (5 hommes et 5 femmes) dans un seul tour. Ainsi nous n'aurons pas un scrutin d'élimination centré sur une seule personne, mais un scrutin de constitution d'une équipe.

Cette procédure intelligente, et garantie par un collège de juristes, repose sur la transparence et vise à restaurer la confiance des citoyen-ne-s.

Elle peut nous permettre de sortir de la spirale de la défaite annoncée face aux camps identitaire, conservateur et capitaliste qui s'apprêtent à jouer le match entre eux.

Découvrez-la et parlez-en autour de vous !

 

Un mot pour les partisans de la politique classique, trop attachés au rôle exclusif des partis. "Les temps changent", comme l'a intelligemment résumé Sandrine Rousseau dans son slogan de campagne.

Une nouvelle génération militante est en train d'émerger dans la jeunesse. Nourrie d'intersectionnalité, elle refuse de choisir entre les luttes : toutes sont prioritaires et toutes se rejoignent dans l'horizon commun de l'égalité des droits. Pétrie du sens de l'urgence, elle ne veut plus attendre que les vieux partis se mettent péniblement d'accord pour se répartir les clés du pouvoir. L'élection de 2022 est celle de la dernière chance pour le climat et la biodiversité. Nous ne pouvons nous permettre de la perdre, car il est certain que les trois autres blocs électoraux (identitaire, conservateur et capitaliste) ne seront pas à même de répondre au triple enjeu écologique, social et démocratique qui est devant nous.

Alors, sortez de vos certitudes et de vos jugements a priori et condescendants. C'est toustes ensemble qu'il faut avancer, et vite !

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