Justine AUGIER Par une espèce de miracle

Publié le par Henri LOURDOU

Justine AUGIER Par une espèce de miracle

Justine AUGIER

Par une espèce de miracle

L'exil de Yassin al-Haj Saleh

récit

Actes Sud , janvier 2021, 336 p.

OU DU BON USAGE DE LA MÉLANCOLIE DE GAUCHE

 

"On l'a tuée à coup de Chassepot, à coup de mitrailleuse

On l'a roulée dans le ruisseau, dans la terre argileuse;

Et la tourbe des bourreaux gras se croyait la plus forte

Tout ça n'empêch'pas, Nicolas, qu'la Commune n'est pas morte."

(Eugène POTTIER, 1871)

 

Il y a pour moi des livres indispensables. C'est un sujet de douce moquerie de ma chère et tendre, quand elle considère l'ampleur de la "pile à lire" près de mon lit et mon affirmation récurrente de la nécessité d'acheter encore un livre.

Mais dans tous ces livres indispensables, dont je ne parviendrai sans doute jamais à venir à bout, il en est d'abolument nécessaires et urgents.

Je les reconnais au fait que j'abandonne toutes mes lectures en cours (en général je lis au moins deux livres de front : l'un ardu et l'autre plus léger) pour les lire d'une traite.

Celui-ci est de ceux-là.

 

J'ai découvert Justine AUGIER avec son livre précédent consacré à Razan ZAITOUNEH. Il était déjà de ces livres nécessaires et urgents. De même, quelque temps auparavant, pour le livre de Yassin AL-HAJ SALEH "La question syrienne".

Cela faisait donc deux raisons de me précipiter sur celui-ci.

Alors que dans tous les médias "mainstream" les apôtres néo-réactionnaires de la gérontocratie en place se lamentent du prétendu "jeunisme" et du prétendu "politiquement correct" que serait la défense de l'égalité des droits, Justine AUGIER et Yassin AL-HAJ SALEH incarnent au plus haut point le combat intergénérationnel contre l'oubli des vaincus et des persécutés de l'action pour les droits humains.

Car ils pointent tous deux le doigt sur le trou noir où une partie notable de la gauche s'est évanouie : le manque de solidarité avec les révolutions arabes, et au premier chef la révolution syrienne. Cela tantôt au nom d'une défense dévoyée de la laïcité, tantôt à celui d'un anti-impérialisme ou d'un anti-sionisme tout autant dévoyés.

Face à cette catastrophe historique, qui nous rappelle, mutatis mutandis, celle de la Guerre d'Espagne, le livre de Justine AUGIER est un outil pour mener une lutte sur trois fronts.

Contre l'oubli, contre la méconnaissance et contre la tentation du désespoir.

 

Ils sont simultanément présents dans ce récit, au fil de plus d'un an de rencontres avec Yassin al-Haj Saleh, installé à Berlin depuis début 2018.

Ces rencontres se sont étalées d'octobre 2018 à décembre 2019, et ont donné lieu à une reconstitution de la vie et de l'itinéraire de Yassin, croisés avec les événements contemporains entre Paris, où réside à présent l'autrice, et Berlin, avec toujours en point de référence la situation en Syrie.

Il faut rappeler ce qui pèse encore sur la conscience de Yassin, et qui devrait peser tout autant sur la nôtre : ainsi celui-ci, à peine installé à Berlin, était retourné à la frontière syrienne de juin à octobre 2018 dans l'espoir de recueillir des informations sur "les 4 disparus de Douma" (son épouse Samira KHALIL, Razan ZAITOUNEH, Wael HAMEDEH, époux de Razan, et leur ami Nazem HAMADI). Disparus dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013, ils ont été enlevés par la milice islamiste locale "Jaish al-Islam". Ceci, note l'autrice, en référence à l'obsession des dates et de leurs correspondances par Yassin, 65 ans jour pour jour après l'adoption par l'ONU de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (9 décembre 1948) et de la Déclaration universelle des droits de l'homme (10 décembre 1948). C'est l'occasion de revenir au passage sur leur genèse respective, à partir du livre de Philippe SANDS, "Retour à Lemberg" (pp 77-80).

 

CONTRE L'OUBLI

 

Ce livre nous fait encore une fois toucher ce que fut, et reste, la révolution syrienne : une prise de parole contre la peur, une reconquête de la dignité ( "karama", mot omni-présent, au côté de "houriya"(liberté) dans tous ces printemps arabes, note l'autrice qui apprend l'arabe en même temps qu'elle conduit le projet de ce livre; elle y revient encore p 253). Et à partir de là une ouverture vers un futur démocratique, au sens fort de ce terme.

De ce printemps 2011, on entend encore l'écho ce 1er Mai 2019 à Berlin, où Justine AUGIER participe avec Yassin à un cortège de Syriens réfugiés : "Sur les visages des manifestants syriens, de grands sourires se dessinent et certains se mettent spontanément à chanter l'un des slogans les plus connus de la révolution : Le peuple veut la chute du régime, A-chaab iurid isqat al-nizam. Je vois les larmes monter aux yeux de certains qui, le temps d'un instant, retrouvent un peu de cette joie et de cette incrédulité originelles." (p 129)

Il nous rappelle également comment la répression a accompagné et renforcé le formidable refus de voir occidental qui l'accompagne depuis maintenant neuf longues années. Inaugurale et emblématique est à cet égard la mort de la journaliste américaine Marie Colvin à Homs le 22 février 2012 : "J'ai revu le dernier appel de la journaliste Marie Colvin, donné à CNN depuis le centre des médias de Homs, la veille du bombardement dans lequel elle perdra la vie. Elle parle avec calme en voix off, sa photo est à l'écran, ses cheveux blonds aux épaules, le bandeau sur son oeil gauche, et puis sont diffusées les images qu'elle vient de tourner d'un bébé agonisant après un bombardement. Elle dit, et on est en février 2012 : "peut-être que les images de ce bébé aideront les gens à se demander mais qu'est-ce qui se passe et pourquoi personne n'arrête ça ?" Le lendemain, elle et Rémi Ochlik sont tués par un bombardement pour lequel une plainte a été déposée en France. On sait beaucoup de choses sur cette attaque parce qu'un homme du régime a fait défection et témoigné, a raconté comment l'attaque avait été préparée par ses supérieurs, comment les communications de Colvin avaient été interceptées et avaient permis de repérer le centre des médias (grâce à un logiciel vendu par une entreprise française, la société Qosmos, inquiétée aussi par la justice) et comment l'attaque avait été célébrée dans le quartier général des forces du régime à l'annonce de son succès. C'est un moment-clé de la guerre en Syrie, celui où les journalistes internationaux reçoivent un message et l'entendent, comprennent qu'il n'est plus possible qu'ils se rendent sur place." (pp 114-5)

En réalité c'est la justice américaine qui se prononcera la première , en janvier 2019, sur la responsabilité du régime dans la mort de Colvin : https://www.theguardian.com/media/2019/jan/31/us-court-finds-assad-regime-liable-marie-colvin-death-homs-syria

 

A Homs se trouve alors un jeune footballeur de la ville qui a pris un rôle important dans la révolution : Abdul Baset al-Sarout. J'ai eu l'occasion de tracer son portrait et son itinéraire, qui sont ici résumés. J'apprends malheureusement sa disparition, tué dans un combat contre les forces du régime le 8 juin 2019 (p 186) : il n'avait pas trente ans.

Sa disparition non médiatisée est comme un symbole du voile d'oubli que certains veulent à présent étendre sur les crimes du régime Assad. La seule occurrence que j'en ai trouvé en français est dans une newsletter du supplément "Styles" de l'hebdomadaire l'Expres https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/en-syrie-les-funerailles-du-gardien-de-but-de-la-revolution_2083109.html

Elle est due à son statut d'ancien footballeur...

Car aujourd'hui, "le temps de la normalisation des relations avec le régime d'Assad se profile, (...) on parle de moins en moins dans les réunions internationales sur la Syrie de la nécessité pour certains de répondre de leurs actes. Les enjeux de reconstruction sont énormes et déjà on s'y prépare. Et puis il y a la lutte contre l'État islamique qui écrase tout le reste. En janvier 2019, avant l'émission d'un mandat d'arrêt contre lui par un juge français, Ali Mamlouk, le puissant conseiller en sécurité de Bachar al-Assad, s'est rendu en Italie pour rencontrer ses homologues des services de renseignements, sans que sa visite ne semble déclencher le moindre émoi." (p 53)

Faut-il donc rappeler, encore et encore (oui, il le faut), la date-anniversaire du 21 août 2013? C'est celle du premier grand massacre chimique mené par le régime dans la Ghouta, cette lointaine banlieue rurale à l'Est de Damas passée aux mains des rebelles. "Pendant des années, les civils ont trouvé refuge dans les étages les plus bas quand les bombardements étaient en cours, alors dans la nuit du 20 au 21,quand ils ont entendu les avions de nombreux Syriens de la Ghouta sont descendu trouver refuge chez leurs voisins d'en bas, ou dans des caves. Mais les émanations chimiques se concentrent près du sol, sont plus létales dans les étages les plus bas, et ce piège morbide me semble pouvoir tout résumer." (p 209)

Ses effets sont documentés par Razan ZAITOUNEH et ses trois camarades qui se trouvent sur place. Mais, comme on le sait, en vain. Puisque cette "ligne rouge" édictée par Barack Obama ne donne lieu qu'à un lâche abandon des populations civiles par la "communauté internationale" : Bachar promet qu'il ne recommencera pas et s'engage à détruire ses stocks, sans vrai contrôle... après avoir accusé les "terroristes" d'en être les vrais auteurs. Et donc il recommencera quand ça lui chantera, en resservant la même chanson. Voir la mise au point édifiante de wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Armes_chimiques_pendant_la_guerre_civile_syrienne#D%C3%A9sarmement_de_l'arsenal_chimique_gouvernemental

 

 

CONTRE LA MÉCONNAISSANCE

 

Il faut revenir ici sur différentes fractures qui expliquent largement la méconnaissance dont la révolution syrienne est l'objet.

La première évoquée est celle de l'antiracisme, et spécialement de la lutte contre l'antisémitisme. Justine AUGIER raconte sa participation à Paris, place de la République, le 19 février 2019, à une manifestation transpartisane contre la multiplication des actes antisémites en France (p 89). A cette occasion, elle amène ses jeunes enfants avec elle. Elle décrit comment l'exhibition ostentatoire par un manifestant d'une pancarte au message lapidaire ("Antisionisme = antisémitisme") lui ôte la joie de manifester : " Ce monsieur au visage fermé veut m'exclure car je n'adhère pas à la formule et j'en éprouve une immense tristesse."(p 91) Elle trouve dans le livre de Cloé Korman "Tu ressembles à une juive" une explication à son malaise : "Il est une identité juive, athée, intellectuelle, diasporique, qui n'est pas bien accueillie dans la France d'aujourd'hui. Et ce bannissement a tout à voir avec l'antisémitisme, qui hait les juifs pour leur culte, leurs traditions, mais aussi pour leur intégration, leur mélange à l'intérieur des autres territoires et des autres cultures qui les ont accueillis. La fabrication imaginaire de la matrice israélienne, cette simplification, ce renoncement au pluralisme juif, je considère cela comme un acte antisémite." (p 91)

Elle apprend le lendemain qu'une autre manifestation s'est tenue simultanément à Belleville contre l'instrumentalisation de l'antisémitisme. Mais, ajoute-t-elle, "entre ces deux lieux, je ne pouvais être d'aucun car c'était bien contre l'antisémitisme et rien d'autre que je voulais descendre dans la rue." (p 92)

Ainsi cette césure dans l'antiracisme est à la source d'une première méconnaissance de la révolution syrienne : celle qui y voit avant tout un simple épisode de la lutte entre Israël et ses voisins.

Elle s'appuie sur une méconnaissance de la Syrie réelle, dont l'appréhension est au coeur de la démarche de Yassin al-Haj Saleh depuis sa sortie de prison en 1996, après 16 ans de captivité.

Il la poursuit en s'appuyant "sur des connaissances empruntées à différentes disciplines, sciences politiques, philosophie, histoire ou sociologie, et en convoquant aussi sa propre expérience intime du régime. Deux éléments qui font sans doute la force de son travail, le rendent vivant, jamais figé, toujours capable d'épouser les mouvements du réel. Il a voulu écrire sur la Syrie parce qu'il y avait un manque de connaissances terrible, humiliant même. Il s'agissait d'en finir avec une approche purement géopolitique (les présidents, les capitales), avec les concepts forgés par les Occidentaux (le monde arabe, le tiers-monde, le Moyen-Orient), d'en finir avec le prisme culturaliste (le sunnisme,le chiisme, la mentalité arabe, l'islam), d'en finir avec une Syrie dépeuplée et de parvenir à représenter le pays comme objet de réflexion dans sa singularité, de l'appréhender comme on appréhende toutes les autres sociétés de la planète." (p 39)

Dans son entreprise, qui est aussi une rupture avec l'approche idéologique de sa jeunesse, Yassin rencontre le travailleur fondateur de Michel SEURAT : "En prison, il a lu le sociologue Burhan Ghalioun qui l'a beaucoup marqué, a découvert son travail qui tente d'appréhender la réalité syrienne. Ce n'est que des années plus tard qu'il lira Michel Seurat, enfin traduit en arabe, et cette oeuvre provoquera chez lui une admiration immense en même temps qu'un profond sentiment d'humiliation parce que c'est un Français qui, le premier, a trouvé les mots pour dire sa réalité.(...) Il retrouve beaucoup des idées et des intuitions du travail de Seurat chez Ghalioun , à qui il en veut parce qu'il a travaillé sur un terrain similaire à celui du Français, avec cette différence fondamentale : Il n'a nommé ni les hommes, ni les lieux, ni les massacres." (pp 189-190)

Augier rappelle que les articles de Seurat ont été réunis en volume sous le titre L'État de barbarie (édité à titre posthume en 1989, et réédité en 2012 aux PUF sous le titre "Syrie, l'État de barbarie"). Car Seurat a été enlevé à Beyrouth sans doute par la milice liée à l'État syrien, le Hezbollah, en 1985; et est mort en captivité en 1986, dans des circonstances encore non élucidées (atteint d'un cancer, on ne sait s'il en est décédé ou s'il a été exécuté par ses geôliers. Ses restes n'ont été recueillis qu'en 2005, sur indications du Hezbollah qui a toujours récusé toute responsabilité dans son enlèvement).https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Seurat

 

Par la suite, Yassin a recours à Hanna Arendt et à Walter Benjamin. C'est le lien avec l'expérience du nazisme qui forme une continuité dans la compréhension des mécanismes à l'oeuvre et des moyens d'en réparer le traumatisme, sur lesquels je reviendrai.

Augier établit un parallèle osé, mais qui me semble juste, entre le travail du juge allemand Fritz BAUER (pp 223-227) dans les années 1960, et celui de l'avocat allemand Patrick KROKER actuellement (pp 47, 95 et 219). Dans les deux cas, il s'agit de poursuivre des bourreaux impunis d'un régime totalitaire, dont les agents ont procédé dans une sorte de continuité symbolisé par le nom d'Aloïs Brunner, tortionnaire SS réfugié en Syrie et employé par les services d'Hafez al-Assad, et avec une forme de silence institutionnel, teinté de complicité, au plus haut niveau.

Cette méconnaissance de la nature du régime syrien est à la source d'une fracture de la gauche occidentale, évoquée à l'occasion du défilé du 1er mai 2019 à Berlin : "Il y a deux vieux Américains qui soutiennent la cause et portent la banderole de l'association qu'ils ont créé dans le Minnesota. (...) Ils sont là parce qu'ils pensent que la gauche américaine a trahi quand elle a refusé de se dresser contre Bachar al-Assad au nom de la lutte anti-impérialiste. C'est partout la même histoire , une nouvelle ligne de fracture est venue fissurer toutes les gauches du monde, opposant ceux qui dénonçaient l'autoritarisme et les crimes d'Assad à ceux qui dénonçaient un soulèvement à la solde de l'impérialisme américain.Et cette fracture, qui fragilise un peu plus la gauche crée une tristesse qui vient s'ajouter à la tristesse." (p 125)

Un dernier élément important de méconnaissance consiste dans une mise à distance qui ignore les liens économiques entre la Syrie et l'Occident. Elle est bien illustrée par l'affaire Lafarge. Ce grand cimentier français, dont l'usine de Syrie a continué de fonctionner jusqu'en 2015, est l'objet de graves accusations de collusion avec Daech, mais également d'avoir négocié le non-bombardement de l'usine avec la coalition occidentale anti-Daech (pp 173-5) : c'est l'objet de la pièce de théâtre The Factory écrite par l'exilé syrien Mohammad al-Attar (pp 171-3) ami de Yassin.

 

CONTRE LA TENTATION DU DÉSESPOIR

 

A maintes reprises, ce livre évoque le poids de la tristesse qui accable réfugiés comme sympathisants occidentaux. Le désespoir n'est alors pas loin, et il affleure même souvent.

Comment y faire face ? C'est au fond l'objet central de ce livre. Yassin al-Haj Saleh nous est souvent présenté entouré de plus jeunes que lui (il a 60 ans) : bien de ses contemporains ont renoncé à l'action. Justine Augier, qui en a 43, appartient à une autre génération, mais doit faire face, elle aussi, à l'accablement qui paralyse certains de ses amis.

Que reste-t-il à faire face au champ de ruines qu'est devenue la Syrie ? Face au triomphe apparent du régime assassin ? Face à l'impunité de tous ses bourreaux et de leurs complices ou ralliés ?

C'est le cas du groupe Jaish al-Islam qui a enlevé les "4 de Douma".

Justine Augier puise dans la culture mémorielle berlinoise (pp 200 et 299), et dans la conviction affirmée par Yassin lors d'une conférence à Paris en septembre 2019 que 'la Syrie est (notre) futur" (p 240).

Elle constate également l'importance des informations recueillies et transmises sur les exactions du régime (p 217) et l'action persévérante de tous ceux, tel l'avocat Patrick Kroker et l'association ECCHR, ou les militants de la FIDH, épaulés par de nombreux Syriens réfugiés, qui aboutissent à des arrestations et à des procès de tortionnaires ou de leurs complices(pp 95, 219, 305, 323).

A cela s'ajoute une réflexion sur l'universalisme qui permet ce genre de procès, en sortant du droitdelhommisme occidentalo-centré (p 310).

Au final, ce procès improbable qui s'ouvre en mars 2021 à Coblence contre un ancien responsable du centre de tortures de la "branche 251" ouvre sur d'autres possibles, alors même qu'il "relève du miracle." Et Yassin, qui "considère ce qui se joue à Coblence avec suspicion" lui demande pourtant "une fois encore si (elle) pense qu'il devrait s'y intéresser davantage." (p 328)

https://www.justiceinfo.net/fr/46222-coblence-premier-proces-crimes-etat-syrien-europe.html

C'est sur cette interrogation que se clôt ce livre ouvert sur un autre avenir, sans impunité ni oubli, et donc ouvert sur des envies "de s'élancer" (ibid).

 

Justine AUGIER Par une espèce de miracle
Justine AUGIER Par une espèce de miracle

Publié dans Syrie

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