Pour la mémoire du Goulag (6/6) En Syrie aujourd'hui

Publié le par Henri LOURDOU

Pour la mémoire du Goulag (6/6) En Syrie aujourd'hui

Droits humains et crimes contre l'Humanité : sortir du déni

 

Pour la mémoire du Goulag (6)

 

En Syrie aujourd'hui.

 

Un article du "Monde" daté 16-5-20 vient nous rappeler que les condtions de détention arbitraires et inhumaines, constitutives de crimes contre l'humanité, ne sont pas seulement de l'Histoire, mais du présent très brûlant.

 

Le Réseau syrien pour les droits humains (constitué notamment par Razan Zaitouneh, et qui continue donc son action) estime qu'au moins 83 000 personnes "disparues" sont enfermées dans les prisons clandestines du régime de Bachar Al-Assad.

Selon les rapports établis par Amnesty International, Human Rights Watch, le Réseau syrien pour les droits humains, basés notamment sur les témoignages de prisonniers enfuis, échangés ou libérés, ils sont enfermés dans des "geôles puantes et surpeuplées, dénuées de ventilation et souvent de lumière du jour, infestées par les rats. Des cellules de 4 mètres sur 6, contenant jusqu'à une cinquantaine de détenus qui ne peuvent s'assoir et dormir qu'à tour de rôle, privés d'hygiène, de soins lorsqu'ils sont malades, régulièrement appelés pour des séances de torture d'où ils rentrent en sang."

Et c'est dans ce contexte, que le régime retient la diffusion de toute information fiable sur la propagation du Covid-19...

Le régime a seulement communiqué sur une "amnistie" proclamée dans un décret du 22 mars...mais, remarque le Réseau syrien pour les droits humains, cette "amnistie" ne concerne que les prisonniers de droit commun, et non les détenus pour raison politique. Sur un total estimé de 130 000 détenus, il faudrait selon lui 325 ans pour vider les prisons au rythme des amnisties prononcées depuis 2011 (au nombre de 17). De plus, les prisons continuent de se remplir...

Enfin, le pays est dans une situation sanitaire fortement dégradée : 70% des soignants ont fui à l'étranger, 669 d'entre eux ont été tués par le régime depuis mars 2011, dont 83 par l'usage de la torture, et 3327 sont encore détenus dans ses geôles.

 

Tel est le régime que certains persistent à qualifier de "rempart contre le terrorisme islamiste" ou de "bras armé contre l'impérialisme ou le sionisme"...

Il n'est jamais trop tard pour ouvrir les yeux.

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