Assises de l'écologie première contribution

Publié le par Henri LOURDOU

Assises de l'écologie : contribution au débat

Le Conseil Politique Régional (CPR) Midi-Pyrénées d'EELV propose

"Des pistes de réflexion pour aider à organiser le débat dans les groupes locaux EELV

  1. Diagnostic : pourquoi en sommes-nous arrivé-e-s là ? La perception et le poids d’EELV dans le paysage politique français.

  2. Doit-on encore parler de parti politique ? Faut-il inventer une nouvelle structure pour l’écologie politique ? Laquelle ?

  3. Le mode de fonctionnement d’un mouvement de l’écologie politique : structuration du mouvement, démocratie interne, pouvoir, …

  4. Un mouvement de l’écologie politique pour aller où ?

  5. Quelle société écologique pour demain ? Quelle place pour l’économie ?

  6. Un rassemblement sur quoi ? Ecologie d’accompagnement ou écologie de transformation ?

  7. Un rassemblement avec qui ? citoyen.nes, organisations ...?

  8. Dans cette phase de consultation, comment améliorer la communication entre nous (CPR, groupes locaux, la Coopérative ...) ?"

     

Voici mes premières réponses soumises à la réflexion de mes camarades du groupe local 65 :

 

1- On en est arrivés-là parce qu'on n'a pas majoritairement choisi (et on a eu raison) de suivre le courant populiste induit par le présidentialisme dominant. Le choix de Hollande de jouer le jeu du présidentialisme a commencé par sa non-reconnaissance de l'accord législatif EELV-PS de novembre 2011 : tout le reste en a découlé.

La seule rupture que nous devrions revendiquer est pourtant celle avec le monarchisme présidentiel induit par l'élection du président au suffrage universel direct : c'est cela qui a alimenté le cumul compensatoire des mandats et la transformation des partis en usines à présidentiables.

Or le débat politique dans ce pays ne peut se réduire à qui gagnera la prochaine présidentielle : c'est cela qui nous marginalise alors que nos idées progressent. Pour exister politiquement il faut réinvestir les élections locales et refuser radicalement le présidentialisme en revendiquant (nous serions les seuls) l'abandon de l'élection présidentielle au suffrage universel direct, en décidant par exemple d'ores et déjà qu'il n'y aura pas de candidat écologiste aux présidentielles de 2022.

2- Il faut plus que jamais revendiquer le statut de parti et défendre le rôle crucial des partis dans une démocratie digne de ce nom. Un parti écologiste s'impose pour empêcher tous les faussaires de récupérer l'étiquette pour mieux édulcorer le contenu de nos idées.

3- On ne va pas réinventer l'eau tiède : beaucoup de procédures existant au sein de notre parti doivent être préservées. Il est en particulier crucial de ne pas céder à la dictature de "l'accélération" en investissant les réseaux sociaux d'un rôle démesuré et hors de propos. La discussion en présence réelle sur les décisions importantes et difficiles doit être préservée, car elle seule garantit la tenue de vraies débats où l'on prend le temps de s'écouter et de s'accorder sur des compromis assumés par tous. L'investissement en temps de responsables élus sur la base d'orientations politiques ne saurait être remplacé par le tirage au sort de personnes diversement impliquées et porteuses d'orientations non soumises au débat préalable.

4- Nous voulons aller au gouvernement à tous les niveaux : exercer des responsabilités exécutives et participer à l'élaboration des lois. Tel est le rôle d'un parti dans une démocratie.

5-La société écologique que nous voulons est avant tout une société pacifique où les conflits sont gérés par la discussion et le vote; une société où les êtres vivants sont respectés et l'intérêt des générations futures préservé.

6-Le rassemblement des écologistes que nous souhaitons récuse l'opposition entre "accompagnement" et "transformation" : il met en avant la question de la participation aux institutions pour faire avancer notre vision de la société et répondre aux enjeux écologiques dans le respect de nos valeurs (voir charte des Verts mondiaux) et l'appui aux citoyens qui ont choisi d'ores et déjà de vivre en adéquation avec les impératifs de la transition écologique : il s'agit bien d'accompagner la transformation, car elle ne tombera pas du ciel ni ne résultera d'aucun "Grand soir" de l'écologie.

7-Ce rassemblement s'adresse aux individus-citoyens acquis à la double nécessité d'une réponse aux enjeux écologiques dans un cadre démocratique et donc pluraliste et non-violent, et d'une prise de responsabilité au sein des institutions.

8-Prendre le temps d'organiser de vrais débats "présentiels" sur quelques thèmes-clefs (exemple : faut-il revendiquer la disparition de l'élection présidentielle au suffrage universel direct ? Un rassemblement majoritaire : avec qui et comment (à partir de l'exemple de la région Occitanie)?

Publié dans Verts et EELV

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