Copenhague décembre 2009 : notre avenir en jeu

Publié le par Henri LOURDOU

Copenhague décembre 2009 : notre avenir en jeu

 

Faut-il mettre en évidence la responsabilité humaine  dans le processus de dérèglement climatique qui s’accélère de façon brutale et dangereuse ?

            Amin MAALOUF nous en dispense : « Si nous nous montrions incapables de changer nos comportements, et que la menace se révélait réelle, nous aurions tout perdu (c’est-à-dire que la rapidité et l’ampleur des changements provoqueraient un chaos tel que notre bien-être et nos institutions seraient détruits- NDR) ; si nous parvenions à changer radicalement nos comportements, et que la menace se révélait illusoire, nous n’aurions absolument rien perdu. Car les mesures qui permettraient de faire face à la menace climatique sont en réalité, quand on y réfléchit, des mesures qui, de toute manière, mériteraient d’être prises – afin de diminuer la pollution et les effets néfastes qui en résultent pour la santé publique ; afin de réduire les menaces de pénurie et les perturbations sociales qu’elles pourraient provoquer ; afin d’éviter les conflits acharnés pour le contrôle des zones pétrolières, des zones minières, ainsi que des cours d’eau ; et afin que l’humanité puisse continuer à avancer dans une plus grande sérénité. » (« Le dérèglement du monde », p 286-7).

            Et au-delà, l’enjeu de la conférence mondiale de Copenhague est celui-ci : « Ce qui a fait son temps et qui doit à présent se clore, c’est l’Histoire tribale de l’humanité, l’Histoire des luttes entre nations, entre Etats, entre communautés ethniques ou religieuses, comme entre « civilisations ». Ce qui s’achève sous nos yeux, c’est la Préhistoire des hommes (…) Un vœu pieux me dira-t-on. Non une exigence de survie ; et, de ce fait, la seule option réaliste. Ayant atteint ce stade avancé de son évolution, caractérisé par un si haut degré d’intégration globale, l’humanité ne peut plus qu’imploser ou se métamorphoser. » (Ibidem, p 303-5).

Impossible de dire mieux : c’est notre entière conviction d’écologistes.

 

            C’est pourquoi, il est de la plus haute importance de mobiliser tous les citoyens du monde autour de l’exigence d’un accord international à la hauteur des besoins de l’humanité.

            Un accord qui permette de limiter le réchauffement global à 2°C en diminuant rapidement et équitablement nos émissions de Gaz à Effet de Serre.

            Soit -40% par rapport à 1990 d’ici 2020 pour les pays riches, et une aide à la réduction de leur part pour les autres pays, aide dont le montant est estimé à plus de 100 Milliards d’€ par an. C’est le prix de la « dette écologique » contractée par les pays riches à l’égard du reste du monde depuis 150 ans.

C’est aussi la condition pour parvenir à une réduction globale de 80% d’ici 2050, impérative pour limiter le réchauffement et son  emballement catastrophique

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