L'urgence écologique

Publié le par Henri LOURDOU

 

L'urgence écologique



« L'action est devenue pour moi le maître mot. Car nous nous rendons compte aujourd'hui que l'homme a tous les pouvoirs. Sa seule action a perturbé le fonctionnement de ce que l'on croyait pourtant le plus imperturbable, la Terre. L'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles, la progressive disparition des espèces en sont le signe. Si l'homme a induit ces changements qui le dépassent, il a aussi le pouvoir de se lever et de réagir. Il a le pouvoir de modifier son comportement et de ralentir les phénomènes, et, pourquoi pas, d'inverser la tendance pour l'avenir. »

(Yann ARTHUS-BERTRAND « L'écologie, un nouvel humanisme », préface à « Regards partagés (sur la Terre et les hommes), La Martinière, 2006, p 4)


« Notre civilisation côtoie le précipice; elle n'a jamais autant dépendue des ressources naturelles et ne s'est jamais autant coupée de la Nature. Nous avons oublié que la Terre était notre maison : nous la traitons comme un supermarché sur lequel serait affiché « Tout doit disparaître ».

Quelques dizaines de milliers de générations d'humains se sont succédées. Jusque vers le milieu du 20e siècle, l'équilibre entre l'humanité et la planète était préservé. Depuis, trois générations ont suffi pour provoquer une dégradation des ressources plus importante que tout ce qui avait précédé. Ces années, les Trente Glorieuses, ont été des années d'abondance, de toujours plus et de toujours moins cher.

Ce rêve se termine. Il nous faut comprendre que cette période a été une courte parenthèse dans l'histoire de l'humanité. Elle n'était pas, comme nous l 'avons espéré, l'avènement d'une société d'abondance pour tous et pour toujours. »

(Albert JACQUARD, Isabelle DELANNOY « Au-delà du regard », préface à « Regards partagés (sur la Terre et les hommes), La Martinière, 2006, p 6-7)



« Les humains sont-ils trop nombreux ?


La question ne s'était jamais posée : ils n'étaient que quelques centaines de millions au début de l'ère chrétienne et à peine plus d'un milliard au 19e siècle. Mais une véritable explosion de cet effectif est survenue au cours de la seconde moitié du 20e siècle : il dépasse maintenant six milliards et poursuivra son augmentation jusqu'au milieu du siècle qui commence. Cette soudaineté explique que l'humanité n'ait pas su prendre les mesures qu'exigeait un tel bouleversement de ses rapports avec la planète.(...)

Oui, le comportement de notre espèce est tel qu'il y a aujourd'hui trop d'humains. Mais ceux qui sont provisoirement en trop, ne les cherchons pas dans les bidonvilles; ils sont dans les quartiers chics et les banlieues cossues. »(Albert JACQUARD, p 9)


« 20% de la population mondiale détient 86% des richesses (...) Etre pauvre, ce n'est pas seulement manquer de revenus, c'est se voir nier ses droits fondamentaux : civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. On ne combattra pas la pauvreté tant qu'on la considèrera acceptable. Il faut l'abolir comme l'ont été l'esclavage et l'apartheid. Il revient aux pays les plus puissants de proposer une « nouvelle donne » mondiale. » (Isabelle DELANNOY, p 12)

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