prix du pétrole et cours de l'euro

Publié le par Henri LOURDOU

 

J'ai reçu ce texte qui circule apparemment beaucoup sur le net :


Même les nuls en maths comprendront la limpidité de cette démonstration.
IL  FAUT  EN  TIRER  LES  CONCLUSIONS  QUI  S' IMPOSENT    !!!


Belle leçon de capitalisme



 

   1 $ =    

1 baril de pétrole en dollars =

Soit 1 baril de pétrole en euros

Prix du litre de gazole à la pompe

en 2000

1,20 €

  60 $

72,00 €

=>  0,82 €                            

en 2008

0,64 €

110 $

70,40 €

=>  1,28 € au lieu de 0,80 €


Dans la zone euro (donc en France)  le baril de pétrole , dont le cours et le paiement est basé sur le dollar, coûte moins cher en 2008 qu'en 2000 .
En même temps, le prix à la pompe est (au moins) 50 % plus cher.*
* Jacques Quiblier , l'Humanité , 26 avril 2008
Ces 50 % de plus sortent de la poche des salariés. Dans quelles poches vont-ils ?
L'augmentation des fortunes des uns, c'est la baisse du pouvoir d'achat des autres.
'Certains' entretiennent un mensonge :  « le pétrole est plus cher » . Les technocrates et les médias relaient ce mensonge. Ils ont leurs « raisons ».  
Mais les salarié(e) s, les citoyen-nes  ont-ils raison de gober (voire répéter) ce mensonge ? Ou bien vont-ils le dénoncer et le combattre ?”

Vérifications faites :

  • le cours du Franc converti en euros en 2000, donne un dollar à 1,086 € (et non 1,20 €)

  • et le cours de l'euro en 2008 donne un dollar à 0,655 € (et non 0,64 €),

  • de plus le prix du pétrole est aujourd'hui à plus de 135 dollars,

  • ce qui rend la démonstration beaucoup moins convaincante : le baril passe ainsi respectivement à 65 € et 88 €...

  • soit une augmentation de 35% et non une baisse.

Il n'en reste pas moins que les compagnies pétrolières se sucrent copieusement au passage en faisant des profits records. Mais la solution n'est pas de ne rien changer au prix du carburant à la pompe, car

-les transports contribuent de façon massive au réchauffement climatique

-la ressource pétrolière de toute façon s'épuise et il faut préparer l'après-pétrole.

Il faut plutôt une taxation de ces super-profits pour alimenter un fonds d'adaptation qui permette à ceux dont le travail dépend étroitement du prix du carburant de passer le cap et de penser à leur reconversion...plutôt que :

-d'investir dans la recherche et l'extraction des gisements les moins accessibles qui ne font que reculer l'échéance, ou ...

-de faire plaisir aux actionnaires !

juin 2008.

Publié dans écologie

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