Lettre à Christiane TAUBIRA ...et aux militants des partis de gauche et écologistes

Publié le par Henri LOURDOU

Lettre à Christiane TAUBIRA ...et aux militants des partis de gauche et écologistes

Lettre à Christiane TAUBIRA...

et aux militants des partis de gauche et écologistes.

 

J'ai participé comme vous aux trois journées du Festival International de Journalisme de Couthures les 9, 10 et 11 juillet.

J'ai pu constater votre grande popularité auprès du public de ce festival (intello et de gauche) : Jean-Luc Mélenchon, présent le 1er jour, a été nettement battu à l'affluence et à l'applaudimètre.

J'ai également constaté votre disponibilité à l'idée d'un retour en politique, assortie d'un bémol pour moi déterminant : il n' y a pas d'homme ou de femme providentiel-le, le collectif passe avant l'aventure individuelle, un accord programmatique entre partis (un projet commun) doit précéder toute désignation d'un candidat commun.

C'est bien là la position, un peu solitaire jusqu'à présent, que je défends au sein de mon parti, EELV, et la source de ma réticence à la "primaire des écologistes" qui fait passer "la charrue avant les boeufs" selon moi.

 

Les conditions d'un suicide collectif sont réunies

 

Alors que JL Mélenchon s'est, comme d'habitude, auto-désigné comme candidat, que les militants du PCF ont majoritairement désigné Fabien Roussel, que le PS semble se diriger vers une candidature d'Anne Hidalgo, que les écologistes préparent leur primaire pour septembre, toutes les conditions semblent réunies pour un suicide collectif de la gauche en 2022, au profit d'une triangulaire Macron/LR/Le Pen.

Ce scénario, largement récusé par les sympathisants et électeurs de gauche et écologistes (et par le simple bon sens...) semble pourtant inéluctable en raison des pesanteurs propres aux différents partis.

 

Faut-il désespérer des partis ?

 

Faut-il donc considérer que ceux-ci, d'instruments de la démocratie se sont transformés en obstacles à la démocratie ?

C'est ce que pensent un nombre croissant d'électeurs, mais aussi d'intellectuels ainsi que j'ai pu le constater lors d'un bref échange avec David Djaïz, l'auteur de "Slow démocratie" (lors d'un atelier stimulant sur "les outils de la démocratie participative" avec Camille Choplin, l'adjointe bordelaise à "la démocratie permanente, la vie associative et la construction de l'intelligence collective").

Celui-ci en effet ne voyait comme instruments de régénération de la démocratie que les associations, les entreprises et les communes. Interrogé par moi sur la place des partis dans cette régénération, il me répondit qu'il ne croyait plus au rôle des partis dans l'avenir. Explicitant son jugement, il précisa que des 3 rôles joués historiquement par les partis depuis la fin du XIXe (sélectionner des candidats, élaborer un projet, socialiser politiquement des citoyens), un seul perdure : le premier.

 

Appel aux militants

 

A cela j'objectai que cela n'a rien d'une fatalité,et je veux croire, c'est l'objet de cette lettre, que les adhérents et militants de ce qui reste des partis sont encore capables de revitaliser les 2e et 3e rôles.

Reprendre l'initiative sur ces deux terrains dans les semaines et les mois qui viennent est vital : cela passe par le blocage collectif de la machine à perdre qui s'est enclenchée.

Cela peut passer par une participation à la Primaire populaire : https://primairepopulaire.fr/

 

Mais au-delà et plus largement, prenons collectivement la parole dans nos instances respectives, coordonnons-nous de façon intra, inter et transpartisane.

Il est encore temps. Car le pire n'est jamais sûr.

#candidaturescommunesen 2022

#primairepopulaire

 

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