Faire face

Publié le par Henri LOURDOU

FAIRE FACE

 

Prendre pleinement acte des résultats de ce 1er tour implique d'appeler à faire barrage à la candidate de l'extrême-droite. Il serait particulièrement grave de négliger le danger que son élection représenterait. A l'inverse, la diabolisation trop souvent caricaturale et mensongère dont Macron a fait l'objet se retourne contre ses auteurs : s'il est bien la caricature qu'ils prétendent, il ne faut pas en effet se servir du bulletin de vote pour contrer l'extrême-droite. Ce n'est pas mon avis : Macron est un candidat respectueux d'un minimum de décence républicaine, et c'est à ce titre que je voterai pour lui.

 

D'autant qu'au-delà de cette élection présidentielle, il faut rappeler l'importance des élections législatives qui vont suivre.

Dans une démocratie digne de ce nom, l'ensemble des citoyens doivent se sentir représentés, et les orientations du gouvernement être clairement définies.

Il appartiendra donc au futur président élu d'échapper à la tentation d'une majorité présidentielle artificielle que pourrait lui permettre le mode d'élection majoritaire en vigueur.

Il appartiendra également aux différents partis de gauche de se regrouper pour échapper à la Bérézina promise par une stratégie du "chacun pour soi".

A cet égard, notre parti EELV a pris ses responsabilités en négociant un accord national avec le PS , dans la cohérence avec l'accord programmatique pour la présidentielle.

On peut souhaiter qu'il en soit de même entre le PCF, Ensemble et la France Insoumise, le nouveau parti créé par JL Mélenchon.

Ces deux grandes composantes peuvent à terme former la majorité écologiste, sociale, démocratique, européenne et mondialiste dont notre pays a besoin.

Il faudra pour cela dépasser les divergences persistantes sur les questions démocratique (rôle des partis et reconnaissance du pluralisme), sociale (revenu universel), européenne (préservation du cadre de l'UE pour le transformer) et mondiale (respect des droits humains partout).

Dans l'immédiat, la balle est dans le camp du futur président pour clarifier la majorité et les orientations de son futur gouvernement en fonction des positions des partis qui seront représentés à l'Assemblée nationale. Le sort de son quinquennat en dépendra.

 

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