Lettre ouverte aux coeurs pas trop pauvres qui s'apprêtent à voter FN

Publié le par Henri LOURDOU

Lettre ouverte

aux coeurs pas trop pauvres

qui s'apprêtent à voter FN

Ainsi Marion Maréchal-Le Pen a osé citer une phrase de Marc Bloch, détournant ainsi le sens d'une vie sacrifiée par ceux-là mêmes avec qui certains des fondateurs du FN ont collaboré.

Car Marc Bloch (1886-1944) fut un historien français d'origine juive engagé dans la Résistance. Membre du comité de direction des Mouvements Unis de Résistance de la région lyonnaise, il fut arrêté par la Gestapo le 8 mars 1944 et fusillé à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin.

Voici ce qu'il écrivait en 1940, dans son livre édité à titre posthume "L'étrange défaite" :

"Je n'ai jamais cru qu'aimer sa patrie empêchât d'aimer ses enfants; je n'aperçois point davantage que l'internationalisme de l'esprit ou de la classe soit irréconciliable avec le culte de la patrie. Ou plutôt je sens bien, en interrogeant ma propre conscience, que cette antinomie n'existe pas. C'est un pauvre coeur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d'une tendresse." ("L'étrange défaite", Folio -Histoire, p 173).

Aussi, interrogez bien votre conscience avant de donner les clés du pouvoir à ces loups déguisés en agneaux de l'Extrême-Droite.

Car dans les pauvres coeurs qui les suivent, l'amour exclusif qu'il se font de la France a pour corollaire la haine de tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Et pourrait conduire aux mêmes crimes qu'on a déjà connus en 1940-44 : les musulmans, les altermondialistes et les écolos prenant simplement la place des Juifs, des Franc-Maçons et des Bolchéviks...au besoin sous le patronage d'un Grand Frère étranger -Blanc et chrétien bien sûr.

Publié dans politique, Histoire

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